Affaire Aïda Mbacké : Le frère de Khadim Ndiaye brise le silence pour défendre la mémoire du défunt

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Huit ans après le drame de Hann Maristes, l’affaire Aïda Mbacké revient au cœur de l’actualité. Sortie de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) pour femmes de Rufisque et placée sous bracelet électronique, selon Seneweb, Aïssatou Mbacké, dite Aïda Mbacké, suscite de nouvelles réactions. Abdoulaye Ndiaye, frère et ami du défunt Khadim Ndiaye, a pris la parole pour défendre la mémoire de son proche et dénoncer les rumeurs qu’il estime infondées.

Dans une déclaration intitulée « Hommage et vérité : Pour l’honneur et le repos de l’âme de Khadim Ndiaye », Abdoulaye Ndiaye explique vouloir sortir du silence, non pas pour raviver la polémique, mais pour rétablir ce qu’il considère comme la vérité sur la personnalité du défunt.

« Aujourd’hui, alors qu’il ne peut plus parler pour lui-même, je compte briser le silence. Non pas pour raviver une polémique, mais pour réparer une injustice humaine : celle de voir la mémoire d’un homme de bien réduite à des rumeurs et à des soupçons infondés de jalousie », écrit-il.

Dans son témoignage, il décrit Khadim Ndiaye comme un homme de bonté, discret et profondément attaché à sa foi. Il évoque notamment son engagement mouride, sa générosité et les liens qu’il entretenait avec ses proches.

« Il était un fils aimant, un ami fidèle et un époux protecteur », affirme-t-il, insistant sur l’image qu’il souhaite voir associée à la mémoire du défunt. Abdoulaye Ndiaye soutient également que la belle-famille de Khadim Ndiaye avait témoigné de ses qualités dès les premiers instants du drame. Il rejette ainsi les récits et les soupçons qu’il juge contraires à la personnalité de son proche.

« Khadim n’était pas l’homme des histoires qu’on lui prête pour justifier la colère ; il était un homme de paix », déclare-t-il. Son message est également un appel au respect de la douleur des proches et à la préservation de la dignité du défunt. « Laissez ses proches pleurer leur fils et leur frère dans la dignité, et laissez les Sénégalais se souvenir de lui pour ce qu’il était vraiment : un homme de paix, de foi et de bien », plaide-t-il.

Pour rappel, les faits remontent à la nuit du 3 au 4 novembre 2018 à Hann Maristes. À la suite d’une violente dispute conjugale liée à une supposée seconde épouse, Aïda Mbacké avait aspergé la chambre conjugale de liquide inflammable avant d’y mettre le feu. Grièvement brûlé, Khadim Ndiaye avait succombé à ses blessures quelques jours plus tard.

Placée sous mandat de dépôt le 7 décembre 2018, peu après avoir accouché par césarienne, Aïda Mbacké avait été condamnée le 17 novembre 2021 à 20 ans de réclusion criminelle par la Chambre criminelle de Dakar, après la requalification des faits d’assassinat en meurtre. En appel, le 28 mars 2023, sa peine avait été réduite à 10 ans.

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Par la rédaction

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