De Washington à Abou Dhabi, avant New York et la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Bassirou Diomaye Faye multiplie les initiatives sur le front international. Une séquence qui intervient après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et qui met en lumière une présidence davantage engagée dans la conduite directe des dossiers économiques, diplomatiques et stratégiques du Sénégal.

Le départ d’Ousmane Sonko de la Primature ouvre une nouvelle séquence dans l’exercice du pouvoir. Désormais au premier plan dans la conduite des grands dossiers de l’État, le président Bassirou Diomaye Faye multiplie les déplacements et les contacts de haut niveau. Washington, Abou Dhabi puis New York…en quelques jours, le chef de l’État imprime un rythme soutenu à son agenda international et entend faire de la diplomatie un levier au service des priorités nationales.
Les 14 et 15 septembre, c’est à Washington que le président de la République a lancé cette offensive. Face aux décideurs économiques et financiers américains ainsi qu’à la diaspora sénégalaise, Diomaye a multiplié les contacts autour de la recherche de partenariats et de capitaux. L’objectif affiché est de mobiliser les ressources nécessaires à la concrétisation du référentiel Sénégal 2050, avec une démarche présidentielle directement tournée vers les investisseurs et les partenaires économiques.
Deux jours plus tard, le chef de l’État mettait le cap sur Abou Dhabi. Les 16 et 17 septembre, les échanges avec les autorités et acteurs économiques des Émirats arabes unis ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et commerciale. Infrastructures stratégiques, transition énergétique et modernisation du tissu économique national figuraient au cœur des discussions, dans une logique de mobilisation de capitaux publics et privés.

Depuis le 21 septembre, Bassirou Diomaye Faye poursuit cette séquence à New York, où il participe à la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Après les contacts économiques de Washington et d’Abou Dhabi, le président investit cette fois la principale enceinte diplomatique multilatérale pour porter la voix du Sénégal et multiplier les échanges avec ses homologues africains et ses partenaires internationaux.
À la tribune de l’ONU, le chef de l’État défendra, ce jeudi, plusieurs axes majeurs de sa gouvernance, notamment la souveraineté nationale, la réforme de la gouvernance mondiale et la justice sociale. Il portera également un plaidoyer sur l’urgence de combler le déficit annuel mondial de financement des Objectifs de développement durable. Une manière pour le président de placer les priorités du Sénégal dans les grands débats internationaux.
Mais l’activité présidentielle ne se limite pas aux grandes tribunes. En marge des travaux de l’Assemblée générale, Diomaye Faye enchaîne les entretiens bilatéraux. Ces rencontres portent notamment sur la paix régionale, la stabilité en Afrique de l’Ouest et la mobilisation de financements. Après le départ de Sonko de la Primature, cette présence internationale soutenue traduit surtout une volonté du chef de l’État de prendre directement en main les principaux leviers diplomatiques et économiques.

Cette séquence dessine ainsi une nouvelle image de l’exercice présidentiel. Des institutions financières américaines aux partenaires du Golfe, jusqu’aux grandes instances multilatérales, Bassirou Diomaye Faye multiplie les interlocuteurs et les cadres de négociation. L’enjeu est désormais de transformer ces contacts en partenariats, en investissements et en projets capables d’accompagner les ambitions du Sénégal 2050.
Alors que les travaux de l’Assemblée générale se poursuivent, le président de la République est confronté à l’étape la plus attendue de cette offensive : celle des résultats. Après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, Diomaye entend désormais montrer, par l’action et sur le terrain diplomatique comme économique, qu’il peut donner une nouvelle impulsion à la conduite des affaires de l’État.
De Washington à Abou Dhabi, jusqu’à New York, le chef de l’État multiplie les mouvements. Reste à voir comment cette dynamique internationale se traduira concrètement au Sénégal.


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