Doudou Ka appelle l’opposition au boycott de l’Assemblée et réclame des législatives anticipées en 2027

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Le président du Parti pour le grand Sénégal (PGS), Doudou Ka, critique la participation de l’opposition aux travaux de l’Assemblée nationale, qu’il accuse de fonctionner dans l’illégalité depuis le 26 mai 2026. Dans une déclaration, l’ancien ministre sous Macky Sall dénonce ce qu’il qualifie de « coup d’État parlementaire » et appelle à la dissolution de l’institution ainsi qu’à l’organisation d’élections législatives anticipées en 2027.

« L’Exécutif comme l’opposition subissent aujourd’hui, en toute logique, les conséquences ». C’est le constat dressé par Doudou Ka à la suite des auditions en cours des commissions d’enquête parlementaires. Selon lui, les acteurs des différents camps politiques ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes face à la situation actuelle.

L’ancien ministre estime que ces commissions découlent d’une Assemblée nationale dont la présidence serait exercée, depuis le 26 mai 2026, en violation de l’article 54 de la Constitution. Il reproche au chef de l’État d’avoir laissé perdurer cette situation alors qu’il disposait, selon lui, des prérogatives constitutionnelles nécessaires pour l’empêcher.

Doudou Ka met également en cause l’opposition, qu’il accuse d’avoir légitimé cette situation en choisissant de participer aux débats parlementaires plutôt que de suivre l’appel au boycott et à la résistance républicaine. Il estime que les opposants ne peuvent désormais s’étonner des conséquences de leur choix.

Le président du PGS dénonce par ailleurs les initiatives de l’Assemblée nationale sous la conduite de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Il considère que l’institution parlementaire franchit ses limites en s’aventurant sur le terrain du pouvoir judiciaire. « Ce n’est plus du contrôle, c’est une instrumentalisation des institutions. La transparence n’est pas un mot magique qui justifie tout », dénonce-t-il.

Face à cette situation, Doudou Ka appelle les différentes composantes de l’opposition à rompre avec la législature actuelle. « Ayez le courage de boycotter définitivement cette Assemblée, de provoquer sa dissolution et d’imposer une élection anticipée en 2027 », lance-t-il.

Pour le président du PGS, la dissolution de l’Assemblée nationale ne doit plus être une simple prérogative discrétionnaire du chef de l’État, mais devenir une exigence politique incontournable. Il estime que le maintien de l’opposition au sein de l’institution revient à cautionner les pratiques qu’il reproche à Ousmane Sonko et à favoriser le PASTEF.

« Rester à l’Assemblée nationale, c’est cautionner la forfaiture de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et c’est préparer la prochaine victoire du PASTEF », affirme-t-il.

Estimant que l’institution parlementaire ne reflète plus la diversité du peuple sénégalais, Doudou Ka plaide pour un retour aux urnes. Selon lui, une nouvelle Assemblée nationale, issue d’élections, permettrait de replacer les commissions d’enquête dans un cadre légitime et inclusif, en s’appuyant sur les rapports de la Cour des comptes et de l’Inspection générale d’État (IGE).

Le président du PGS conclut en appelant à redonner la parole aux citoyens. « Le peuple doit avoir le dernier mot et il doit l’avoir maintenant », insiste-t-il.

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Par la rédaction

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