Rentrée scolaire : Le CUSEMS dénonce le non-respect des accords par l’État

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À la veille de la pré-rentrée du personnel enseignant, prévue ce lundi 5 octobre 2026, le Directoire national du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (CUSEMS) dénonce ce qu’il considère comme un non-respect des accords conclus entre l’État et les organisations syndicales.

Dans un communiqué, le syndicat déplore les conditions dans lesquelles s’ouvre la nouvelle année scolaire et accuse le gouvernement de ne pas respecter ses engagements. « À l’heure où s’ouvre la pré-rentrée du personnel ce 5 octobre 2026, la communauté éducative nationale se retrouve une fois de plus confrontée à l’injustice, au mépris et à l’impréparation gouvernementale », dénonce le CUSEMS.

Les syndicalistes réclament notamment une correction du système de rémunération, une revalorisation des pensions ainsi qu’une amélioration des conditions de retraite. Ils estiment que ces revendications restent toujours sans réponse concrète.

« L’urgence absolue d’une correction équitable de notre système de rémunération et de revalorisation des pensions reste reléguée aux calendes grecques », affirme le syndicat, qui dénonce également des promesses d’amélioration des conditions de retraite demeurées, selon lui, sans suite.

Le CUSEMS conteste par ailleurs le recours à des recrutements spéciaux sur dossier. Pour les enseignants, cette procédure se fait au détriment du concours, qu’ils présentent comme une garantie de mérite, d’excellence et d’équité.

« Dans sa gestion des ressources humaines, en lieu et place d’un concours rigoureux et sélectif, garant incontestable du mérite, de l’excellence et de l’équité, le gouvernement opte pour un recrutement spécial sur dossier, ouvrant la porte à toutes les opacités », déclare le syndicat.

Le processus de « refondation du système éducatif » fait également l’objet de critiques. Le CUSEMS dénonce un manque de concertation avec les acteurs de l’école et réclame davantage de visibilité sur cette démarche.

Autre sujet de préoccupation soulevé par le syndicat : les retards dans le paiement des salaires de contractuels dans les académies de Pikine-Guédiawaye et de Kaolack.

Les enseignants dénoncent enfin des précomptes effectués sur les salaires de collègues ayant souscrit à des prêts, alors que certains d’entre eux n’auraient pas encore reçu les fonds concernés.

Face à ces différentes difficultés, le CUSEMS interpelle le gouvernement et exige le respect de ses engagements à l’ouverture de la nouvelle année scolaire.

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Par la rédaction

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