Moussa Tine s’inquiète du manque de visibilité sur le calendrier électoral

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Le président de l’Alliance démocratique « Pencco », Moussa Tine, alerte sur le retard pris dans la préparation des élections territoriales prévues en janvier 2027. Invité de l’émission « Point de vue », l’ancien député appelle les autorités à clarifier le calendrier électoral et à préserver l’équité entre les différents acteurs politiques.

Moussa Tine estime que l’absence de visibilité sur les différentes étapes préparatoires du scrutin constitue une source d’inquiétude. Pour lui, les formations politiques doivent disposer des mêmes informations afin de pouvoir se préparer dans des conditions équitables.

« Il n’est pas normal qu’un seul camp sache à quel moment on va organiser les élections locales », a-t-il déclaré, rappelant que son mouvement avait déjà alerté le gouvernement d’Ousmane Sonko sur cette question plusieurs mois auparavant.

Le juriste reconnaît que le Code électoral prévoit la possibilité d’un report exceptionnel des élections. Il estime toutefois qu’une telle mesure devrait rester une solution de dernier recours et être précédée d’une concertation avec l’ensemble des acteurs concernés.

Moussa Tine met également en garde contre la multiplication des prorogations de mandats. Il appelle les autorités à inscrire l’organisation des élections dans un cadre fondé sur des règles claires et prévisibles.

« La République, ce n’est pas des hommes. La République, ce n’est pas des partis politiques. Il faut qu’on apprenne à fonctionner sur des principes », a-t-il soutenu.

Évoquant l’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale et d’un éventuel couplage de scrutins, le président de Pencco plaide pour le dialogue et le consensus entre les différents acteurs politiques.

Il cite notamment le Code électoral de 1992 comme référence en matière de prévisibilité du processus électoral et insiste sur le respect de la durée des mandats confiés par les électeurs.

Moussa Tine rappelle enfin son propre départ de l’Assemblée nationale en 2006, après la prorogation du mandat parlementaire, pour illustrer son attachement au respect des échéances électorales et des principes institutionnels.

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