Ouakam : La DNLT déjoue un projet de voyage clandestin vers les îles Canaries
La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a mis en échec, le 29 juillet 2026, un projet de voyage irrégulier par voie maritime à destination des îles Canaries, en Espagne. L’opération a permis l’interpellation de plusieurs personnes et la saisie de matériel destiné, selon les enquêteurs, à préparer la traversée.
La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a porté un coup d’arrêt à un projet présumé de migration irrégulière par voie maritime. L’opération, menée le 29 juillet 2026 à Ouakam, fait suite à un renseignement anonyme faisant état de la préparation imminente d’une traversée clandestine en direction des îles Canaries.
Alertés, les éléments du Bureau d’Interpellation, de Surveillance et de Filature (BSIF) ont été déployés sur les lieux. Une opération de surveillance et de filature a alors été mise en place afin d’identifier les personnes impliquées et d’interpeller les organisateurs présumés.
La manœuvre des enquêteurs a conduit à l’interpellation de trois individus. Parmi eux figure un homme présenté comme l’organisateur présumé du voyage. Une perquisition effectuée dans sa chambre a permis de découvrir un moteur hors-bord Yamaha de 40 chevaux, des denrées alimentaires périssables ainsi que douze copies de cartes nationales d’identité sénégalaises. Des numéros de téléphone et des montants d’argent étaient également inscrits sur ces documents.
L’enquête s’est poursuivie avec l’arrivée sur les lieux d’un quatrième individu, présenté comme un moto-bagagiste. Celui-ci transportait neuf bidons d’essence vides d’une capacité de 60 litres chacun, un baril vide de 200 litres ainsi qu’une moto-pompe. Du matériel qui, selon les enquêteurs, pourrait avoir été destiné à la préparation de la traversée.
Conduits dans les locaux de la DNLT et informés de leur droit à l’assistance d’un conseil, les individus interpellés ont été entendus. Le moto-bagagiste a déclaré avoir transporté le matériel pour le compte de l’organisateur présumé, qui aurait sollicité ses services. Les autres personnes interpellées ont, pour leur part, nié toute implication dans le projet.
Dans un premier temps, le principal suspect aurait également rejeté toute participation à l’organisation du voyage. Les enquêteurs l’ont toutefois confronté aux déclarations de six des douze personnes dont les copies de pièces d’identité avaient été retrouvées sur place. Selon leurs témoignages, ces candidats au voyage auraient versé des sommes comprises entre 250 000 et 600 000 francs CFA afin de prendre part à la traversée.
Face à ces éléments, le présumé organisateur a finalement changé de version lors d’un second interrogatoire. Il aurait reconnu avoir effectivement participé à l’organisation de cette traversée maritime clandestine, en compagnie d’un autre individu clairement identifié par les enquêteurs.
À l’issue de la procédure, les deux principaux mis en cause ont été conduits devant le Procureur de la République financier près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur du réseau et d’identifier d’éventuels autres acteurs impliqués dans ce projet de voyage irrégulier.