Après 13 mois de détention…Maodo Malick Mbaye obtient une liberté provisoire
Nouveau rebondissement dans l’affaire de la gestion de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO). Détenu depuis juillet 2025 dans le cadre d’une procédure portant sur un présumé détournement de deniers publics de 619 millions de francs CFA, l’ancien directeur général Maodo Malick Mbaye vient d’obtenir une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire.
L’information a été confirmée par l’un de ses avocats, Me Oumar Youm. Cette décision intervient après treize mois de détention provisoire, alors que le dossier poursuit son cours judiciaire.
Au cours de son incarcération, Maodo Malick Mbaye avait déjà bénéficié à deux reprises d’avis favorables à une mise en liberté provisoire de la part du juge d’instruction. Ces décisions s’étaient toutefois heurtées au refus du procureur de la République. Il peut désormais recouvrer la liberté sous contrôle judiciaire, dans l’attente de la suite de la procédure.
Depuis le début de l’instruction, l’ancien responsable de l’ANAMO a constamment contesté les accusations portées contre lui. Entendu sur le fond du dossier puis confronté à certains de ses anciens collaborateurs, notamment le Directeur des affaires financières (DAF) et l’agent comptable, il a nié tout détournement de fonds publics ainsi que tout acte frauduleux dans la gestion de l’agence.
Pour ses avocats, cette mise en liberté ne constitue qu’une étape dans la bataille judiciaire. Ils entendent poursuivre la procédure avec l’objectif d’obtenir un abandon des poursuites. « Le combat ne fait que commencer pour obtenir un non-lieu pour Maodo Malick Mbaye », ont-ils déclaré.
Au moment de l’éclatement de l’affaire, l’ancien directeur général avait par ailleurs quitté ses fonctions professionnelles au Maroc pour rentrer volontairement au Sénégal. Il avait alors affiché sa détermination à répondre aux accusations portées contre lui et à défendre son honneur.
« Faire face à la justice de mon pays aux fins de laver mon honneur », avait-il notamment affirmé dans une publication sur sa page Facebook, quelques jours avant son placement sous mandat de dépôt.