Hamidou Anne : « L’imposteur, le vrai, c’est celui qui a validé l’imposteur »
Dans une publication partagée sur les réseaux sociaux, Hamidou Anne critique la prise de parole publique d’un directeur de cabinet et appelle à davantage de retenue dans l’exercice des responsabilités d’État. Il estime que les fonctions institutionnelles imposent une certaine réserve, notamment lorsqu’il s’agit de commenter les responsables des autres institutions.
Pour Hamidou Anne, un directeur de cabinet ne devrait pas multiplier les interventions dans la presse ou sur les réseaux sociaux. Il considère que la fonction exige « tenue et retenue », afin de préserver la crédibilité et l’autorité de l’État.
Il critique également les comparaisons établies entre le président de l’Assemblée nationale et des figures historiques telles qu’Hitler, Mussolini ou Pol Pot. Selon lui, ce type de prise de position contribue à banaliser les tensions dans les institutions. « L’exercice de l’Etat impose tenue et retenue », écrit-il, appelant à rompre avec des pratiques qui, selon lui, « affaiblissent l’Etat, dévitalisent la République et banalisent le désordre dans les institutions ».
Dans son message, Hamidou Anne s’attaque directement à la notion d’« imposteur ». Il estime que la véritable imposture résiderait non pas dans le parcours actuel d’un responsable politique, mais dans le fait de l’avoir soutenu ou validé pendant plusieurs années avant de le dénoncer une fois les rapports politiques modifiés.
« L’imposteur, le vrai, c’est celui qui a validé l’imposteur des années durant, avant de le vouer désormais aux gémonies au nom des privilèges politiciens », affirme-t-il.
