Rufisque : Sept personnes interpellées dans une affaire de proxénétisme et de sextorsion
Sept personnes, dont deux femmes, ont été interpellées par le Commissariat d’arrondissement de Rufisque Est dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des faits présumés de proxénétisme, de prostitution en ligne, de sextorsion, de chantage et de trafic de stupéfiants. Elles ont été déférées devant le Tribunal de Grande Instance de Rufisque.
Le Commissariat d’arrondissement de Rufisque Est a procédé, le 28 juillet 2026, à l’interpellation de sept individus dans un appartement situé au deuxième étage d’un immeuble R+3, au quartier Zakaranda. L’intervention fait suite à un signalement anonyme faisant état de la présence de plusieurs personnes dans l’appartement. Les éléments de la Brigade de recherches dépêchés sur les lieux y ont découvert sept individus, dont deux femmes, répartis dans deux chambres contiguës.
Selon les éléments communiqués par la police, l’exploitation sommaire des téléphones portables, effectuée avec l’assentiment des personnes interpellées, a permis de découvrir des images et vidéos à caractère sexuel. Les fouilles effectuées dans les chambres ont également conduit à la découverte d’une petite quantité de haschich ainsi que d’un préservatif ouvert. Les téléphones et les objets saisis ont été placés sous scellés pour les besoins de l’enquête.
La poursuite des investigations aurait permis aux enquêteurs de mettre au jour un réseau présumé impliqué dans des activités de proxénétisme, de prostitution en ligne, de sextorsion, de chantage et de trafic de stupéfiants. Selon la police, l’un des suspects, présenté comme le principal animateur du réseau, aurait recruté les deux femmes afin qu’elles se livrent à des prestations sexuelles et au racolage en ligne.
Les enquêteurs soupçonnent également l’utilisation d’un compte de transfert d’argent pour la gestion et la redistribution des recettes issues de ces activités. Confronté à ces accusations, le principal suspect aurait contesté les faits, affirmant avoir accueilli les deux femmes pour des raisons sociales. Cette version aurait toutefois été contredite par les déclarations de plusieurs personnes entendues dans le cadre de la procédure.
Les enquêteurs ont également procédé à l’exploitation des téléphones des autres mis en cause afin de rechercher d’éventuels éléments permettant d’établir leur implication dans les faits présumés. À l’issue de la procédure, les sept personnes interpellées ont été déférées le 3 août 2026 devant le Tribunal de Grande Instance de Rufisque.
La procédure judiciaire devra désormais déterminer les responsabilités individuelles de chacun des mis en cause et la réalité des infractions qui leur sont reprochées. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de justice.