Sonko ivre de pouvoir et Diomaye dépassé par le pouvoir…Les opposants voient rouge

Qui aurait cru que le changement de pouvoir aurait eu des effets dévastateurs sur les acquis démocratiques ? Le Sénégal a piétiné certaines libertés de 2012 à 2024 pendant le magistère de Macky Sall. Mais d’avril 2024 à octobre de la même année, sous la direction « éclairée » du duo Sonko-Diomaye, la démocratie Sénégalaise a pris un sacré uppercut qui risque de le dépouiller de tous ses acquis. Avec Sonko assoiffé de pouvoir et Diomaye dépassé par la fonction présidentielle, les opposants sont asphyxiés et systématiquement empêchés de circuler librement. La rupture démocratique vient d’être enclenchée avec le duo Diomaye-Sonko…

Le 02 avril 2024, Mamadou Badio Camara, président du Conseil constitutionnel, a prévenu le nouveau président Bassirou Diomaye Faye des éventuelles dérives qui seront liées au goût du pouvoir. C’était le 02 avril 2024, lors de la prestation de serment du président élu : « A l’heure où surgiront les inévitables tentations du pouvoir, l’ivresse de la puissance, les démons de la division, il faudra se souvenir de la main de Dieu, dont la volonté domine et détermine inéluctablement les moments que nous vivons »…C’était comme si Dieu avait inspiré le président du Conseil Constitutionnel. Les nouveaux dirigeants pourchassent les influenceurs et musèlent les opposants.

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Le nouveau Président élu face au président du conseil Constitutionnel

Ousmane Sonko est le nouvel homme fort du pouvoir. Et pourtant ce n’est pas lui qui est élu président le 24 mars 2024. Il a prêté serment en tant que premier ministre le même jour que le président élu. Et depuis ce jour, le président est devenu « muet » et c’est Sonko qui anticipe toutes les décisions et décrets du président de la république. Quand il dit que l’Assemblée serait dissoute, elle l’est dès le lendemain. Quand un opposant ou un influenceur cite Sonko dans un scandale, le lendemain il est convoqué par le procureur de la République. Et quand un journaliste se rend à l’aéroport pour voyager, il est retenu sans notification par une hiérarchie qui ne dit pas nom…

Ousmane Sonko a beaucoup souffert des agissements de l’ancien régime. Il a été chassé de l’administration Sénégalaise, son immunité parlementaire levée le 26 février 2021, sa maison assiégée. Ousmane Sonko est même rendu inéligible par une condamnation pour diffamation. C’est ce même Ousmane Sonko dont les droits ont été bafoués entre 2021 et 2023 qui, aujourd’hui au pouvoir, fait subir à ses adversaires politiques et aux leaders d’opinions et journalistes les mêmes tourments politiques qu’il a vécus.

Ousmane Sonko aime le pouvoir. Vénéré dans le parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (PASTEF), idolâtré par ses sympathisants et une bonne partie de la jeunesse Sénégalaise, Ousmane Sonko voulait être président de la république. Selon lui, la Justice de « Macky Sall » en a décidé autrement en le rendant inéligible. Ayant participé activement à l’élection de son candidat qui est son second dans le parti PASTEF, il continue d’être le patron de celui qui est devenu son président de la République.

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Sonko choisit et nomme, Bassirou Diomaye Faye signe le décret. Le PM prend une décision sur le littoral, Diomaye Signe le décret. Diomaye est dépassé par l’ampleur du pouvoir. Mais Sonko s’en délecte…

Les opposants ne s’adressent jamais au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Quand un opposant est incarcéré, il accuse directement Sonko. Quand un influenceur ou un activiste est interpelé, il voit la main du PM derrière les agissements du procureur de la République. Personne n’indexe le président de la République parce que le manteau présidentiel est trop ample pour lui. C’est le Premier ministre qui est le véritable meneur du jeu. Il est le chef du gouvernement et le chef du Parti au pouvoir. Il a tous les pouvoirs. Mais l’ivresse du pouvoir semble lui faire oublier son passé d’opposant opprimé.

C’est cet opposant devenu premier ministre et homme fort du régime qui utilise les méthodes de l’ancien régime pour s’en prendre aux opposants et à ceux qui « osent » le citer. Sonko critiquait le Patrimoine de Macky et de ses ministres. Mais lui n’a jamais dévoilé son patrimoine. Ne disait-il pas que les fonds politiques étaient « illégaux » et qu’ils devaient être supprimés. Mais les fonds existent encore pendant son magistère. Et l’avion présidentiel qui devait être vendu selon le Premier ministre ? Ce même avion continue encore de servir le duo Sonko-Diomaye…

Mame Penda Sow pour xibaaru.sn

2 réponses à « Sonko ivre de pouvoir et Diomaye dépassé par le pouvoir…Les opposants voient rouge »

  1. Hane

    Je peine à entendre des gens soutenir qu’Ousmane Sonko aurait souffert d’exactions du régime sortant. De quelles exactions vous parlez ? De sa convocation sur le dossier Adji Sarr qui est un problème de mœurs l’opposant à une sénégalaise? De son procès en diffamation l’opposant à Mame Mbaye Niang ou à Mamour Diallo ? De l’histoire des cocktails Molotov jetés dans un bus rempli de passagers ? Ou bien lors de son appel à marcher sur le palais pour y déloger son locataire légitime ? Où lors du saccage des stations du T.E.R et du B.R.T? Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive. Avez-vous vu un seul de ces délits être commis depuis leur accession au pouvoir ? Il faut que certaines personnes sachent raison gardée. Depuis l’entrée de ces gens sur la scène politique il y a un dizaine d’années, le Sénégal n’a jamais vécu des exactions comme celles que nous avons connu venants de ces politiciens d’un type tout à fait nouveau.

  2. Sali ou Faty

    L’affaire est simple à comprendre. Il s’agit d’un marché d’électrification rurale gagné par un sénégalais (entreprise AEE POWER SENEGAL) qui était en collaboration avec une entreprise espagnole (AEE POWER EPC). Le marché a été garanti par l’Etat sénégalais au profit de l’entreprise sénégalaise. Après la venue du nouveau Directeur Général de l’ASER Jean Michel SENE, le partenaire espagnol (amené par le sénégalais), est passé derrière ce sénégalais pour capter le marché. L’Espagnol a reçu frauduleusement une avance de démarrage de 36 milliards de FCFA des nouvelles autorités sénégalaises.
    L’espagnol réussira à son profit, à faire casser le marché déjà octroyé au sénégalais et garanti par l’Etat. Ce qui est inadmissible. Car, une entreprise étrangère (espagnol) ne peut pas gagner un marché garanti par l’Etat sénégalais au détriment de son concurrent sénégalais. Alors, l’impossible s’est produit, car le député responsable de PASTEF à Dakar, Abass FALL a été approché par les espagnols qui lui auraient remis plus de 4 milliards 500 millions de FCFA pour gagner ce marché de 91 milliards de FCFA.
    Les espagnols qui ont vendu la mèche détiennent toutes les preuves de cette corruption qui fait déjà la UNE de la presse espagnole. Abass FALL n’est que le représentant d’Ousmane Sonko dans cette affaire. Mais en vérité, le marché de l’ASER a créé une crise au sommet de l’Etat. Car, le Ministre des Finances Cheikh DIBA et le Ministre des Mines et de l’Energie Birame Souley Diop soutiennent le sénégalais dans cette affaire. Tandis qu’Ousmane SONKO premier Ministre et Abass FALL député et intermédiaire, votent pour l’espagnol. Le Ministre des Finances a plusieurs fois reçu le sénégalais dans le cadre de cette affaire.
    Le sénégalais a saisi l’ARCOP chargé de la vérification de l’octroiement des marchés publics. Cet organe a d’ailleurs cassé le marché cédé à l’espagnol.
    Voir documents suivants :
    1-Note de synthése du projet d’électrification rurale
    2-Décision ARCOP du 04 Septembre 2024
    3-Lettre de demande d’arbitrage envoyée au Ministre de l’Energie.

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