Affaire Softcare : Le ministre Serigne Guèye Diop prend la parole

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Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, s’est exprimé lors de l’examen du rapport de la mission d’information parlementaire consacrée à la commercialisation des produits de marque Softcare au Sénégal. Face aux députés, il a apporté des précisions sur le dispositif de contrôle des produits et sur les mesures prises à la suite des vérifications effectuées auprès de l’entreprise.

Le ministre a notamment évoqué le rôle du Laboratoire national d’analyse et de contrôle (ANAC), l’une des structures chargées du contrôle relevant de son département. Il a expliqué que cet organisme intervient dans le contrôle des produits alimentaires, lesquels ne peuvent, selon lui, entrer au Sénégal sans certificat d’analyse délivré par le laboratoire.

En revanche, Serigne Guèye Diop a reconnu que l’ANAC ne dispose pas actuellement des équipements nécessaires pour assurer le contrôle des produits non alimentaires, catégorie à laquelle appartiennent les produits Softcare. Il a annoncé que les recommandations formulées par les députés concernant le renforcement de ce volet avaient été prises en compte.

Concernant les inspections réalisées sur le site de Softcare, le ministre a indiqué qu’elles avaient mobilisé des agents assermentés de son département, en collaboration avec le ministère de la Santé. Ces contrôles auraient permis de relever plusieurs insuffisances touchant notamment le système alimentaire, la qualité et la gestion des produits.

Selon le ministre, les conclusions issues de ces vérifications ont été prises en considération par les autorités. Il a également évoqué la création d’une commission interministérielle réunissant notamment les départements du Commerce, de la Santé et de l’Environnement, afin d’améliorer le suivi de ces questions.

Au-delà du cas Softcare, Serigne Guèye Diop a appelé à maintenir un équilibre entre les exigences de contrôle et la nécessité de soutenir l’investissement. Il a rappelé l’ambition du gouvernement de renforcer l’industrialisation du pays et de développer des zones industrielles dans les 45 départements, notamment pour contribuer à la lutte contre le chômage.

Le ministre estime ainsi que les entreprises doivent être soumises aux contrôles et, le cas échéant, aux sanctions prévues, tout en bénéficiant ensuite de la possibilité de corriger les manquements constatés et de poursuivre leurs activités.

Sur ce point, il a mis en garde contre les conséquences que pourrait avoir une perception du Sénégal comme un environnement exclusivement répressif à l’égard des entreprises. Il a également estimé que Softcare devrait pouvoir disposer d’une nouvelle opportunité après les mesures prises à son encontre.

S’adressant aux députés, Serigne Guèye Diop a ainsi demandé qu’une réflexion soit menée sur la poursuite de la commission d’enquête, estimant qu’une prolongation de ses travaux pourrait davantage fragiliser l’image de la marque.

« Le Sénégal n’a aucun intérêt à fermer les entreprises. Une fois les contrôles effectués et les sanctions appliquées, l’entreprise doit pouvoir corriger ses manquements et poursuivre ses activités », a-t-il notamment déclaré.

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Par la rédaction

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