Bassirou Kébé répond à la charge sur « l’imposteur » et renvoie ses adversaires au bilan du pouvoir

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Le secrétaire général adjoint de PASTEF Les Patriotes, Bassirou Kébé, réagit vivement à une tribune signée par Mary Teuw Niane visant, sans le nommer, un responsable politique de leur parti. Dans une réponse publiée ce dimanche 9 août 2026, il conteste les arguments développés dans le texte et affirme que le véritable enjeu réside dans le respect du « Projet » porté par PASTEF.

Bassirou Kébé reproche à l’auteur de la tribune de multiplier les insinuations et les références historiques sans, selon lui, présenter de faits précis pour étayer ses accusations. Il cite notamment les références à Mussolini, Hitler et Pol Pot, qu’il juge utilisées sans véritable démonstration.

Le responsable de PASTEF oppose à ces références ce qu’il considère comme des faits établis concernant le parcours politique du leader du parti qui n’est personne d’autre que Ousmane Sonko. Il évoque notamment sa radiation, ses procès, son emprisonnement et les différentes épreuves politiques auxquelles il aurait été confronté avant l’accession de PASTEF au pouvoir.

Bassirou Kébé revient ensuite sur la notion d’« usurpation » développée dans le texte de Mary Teuw Niane. Selon lui, la victoire électorale de mars 2024 reposait avant tout sur un projet politique porté par PASTEF et approuvé par les électeurs.

Il estime ainsi que la question de la fidélité au mandat populaire doit être placée au centre du débat. Sans nommer directement les responsables qu’il vise, il accuse certains acteurs de s’être éloignés des engagements qui avaient permis au camp présidentiel de remporter l’élection.

Sur la question du « culte de la personnalité », le secrétaire général adjoint de PASTEF rejette également l’idée d’une vénération du leader du parti. Il présente plutôt l’adhésion des militants comme une fidélité à un contrat politique et au « Projet ».

Bassirou Kébé invoque par ailleurs le rôle du temps dans le jugement de l’action politique. Il estime que les dernières années ont déjà permis, selon lui, de distinguer ceux qui sont restés fidèles à leurs engagements de ceux qui auraient privilégié les avantages liés à l’exercice du pouvoir.

Dans la dernière partie de sa réponse, le responsable de PASTEF revient sur la question des élections territoriales. Il interpelle ses adversaires sur la convocation du scrutin prévu en janvier 2027 et invite, dans son post-scriptum, à davantage d’attention sur le placement des cartes de membres de PASTEF, présenté comme une priorité politique du moment.

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