Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé jeudi la tenue prochaine d’une réunion interministérielle consacrée à l’évaluation et à la relance du Plan Diomaye pour la Casamance (PDC). La rencontre sera présidée par le Premier ministre, Ahmadou Al Amine Lo.
Selon le communiqué du Conseil des ministres, le chef de l’État considère les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou comme un pôle-territoire stratégique pour la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Il estime également que cette zone constitue une priorité dans la relance des activités économiques et sociales du pays.
Le Plan Diomaye pour la Casamance est présenté par Bassirou Diomaye Faye comme un « véritable programme intégré de développement durable de cette région naturelle ». Le président de la République a ainsi demandé au Premier ministre de prendre les dispositions nécessaires pour évaluer le niveau de mise en œuvre de l’ensemble de ses composantes.
Le chef de l’État a également demandé au Premier ministre, au ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, ainsi qu’au ministre chargé de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, de veiller à une « augmentation significative » des ressources destinées au Centre national d’action antimines au Sénégal.
Cette mesure doit notamment permettre, selon le communiqué, d’« accentuer les efforts de sécurisation des villages cibles et des sites de production agricole ».
Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs insisté sur « l’impératif d’accentuer l’installation systématique des services publics essentiels dans les zones frontalières ». Il a demandé aux ministres concernés d’« accélérer » le désenclavement ainsi que le renforcement des infrastructures sociales de base.
Le président de la République a également jugé nécessaire de renforcer les ressources allouées au Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers, ainsi qu’à l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance.
Séparée du nord du Sénégal par la Gambie, la Casamance est confrontée depuis plusieurs décennies à un conflit lié à la rébellion du MFDC. Les indépendantistes avaient pris le maquis après la répression, en décembre 1982, d’une marche par les pouvoirs publics sénégalais.
Après avoir causé des milliers de victimes et affecté l’économie de cette partie du pays, le conflit a progressivement diminué d’intensité au fil des années. En 2020, l’armée nationale avait mené des opérations d’envergure visant à « neutraliser » les bases rebelles et à faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs lieux d’habitation.



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