À la suite du second rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, interpelle le président de l’institution parlementaire. Dans une lettre ouverte, il alerte sur les conséquences économiques et sociales que pourrait entraîner la non-adoption du texte et plaide pour un réexamen dans un esprit de responsabilité et de dialogue.
Pour Babacar Ba, la loi de finances rectificative ne constitue pas un simple ajustement technique du budget de l’État. Elle représente un instrument essentiel pour adapter les finances publiques à l’évolution de la conjoncture économique et répondre aux besoins urgents du pays.
Le président du Forum du justiciable estime que le rejet du texte pourrait compromettre plusieurs investissements publics prioritaires dans des secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, l’énergie, l’éducation et la santé. Il rappelle que ces investissements contribuent au soutien de la croissance, à la création d’emplois, au renforcement de la compétitivité de l’économie nationale et à l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.
Dans sa lettre, il évoque également les risques de ralentissement des dispositifs d’appui au secteur privé, qu’il présente comme un moteur essentiel de la croissance économique et de la création d’emplois. La non-adoption de la LFR pourrait aussi, selon lui, retarder le versement des bourses de sécurité familiale et l’exécution de certaines dépenses publiques, avec des conséquences pour les ménages bénéficiaires et les entreprises prestataires de l’État.
Babacar Ba met par ailleurs en garde contre un éventuel report de certaines mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat, à lutter contre la vie chère et à accompagner les couches les plus vulnérables.
Au-delà des conséquences sociales, il estime que le rejet du projet de loi pourrait fragiliser les grands équilibres budgétaires et affecter la confiance des partenaires techniques et financiers dans la capacité du Sénégal à honorer ses engagements. Une telle situation risquerait, selon lui, de réduire les possibilités de mobilisation des ressources nécessaires au financement des priorités nationales.
Face à ces enjeux, le président du Forum du justiciable invite l’Assemblée nationale à réexaminer le texte dans un esprit de responsabilité, de dialogue et d’intérêt supérieur de la Nation.
Il appelle ainsi le président de l’institution parlementaire à rappeler aux députés leurs responsabilités et à favoriser un consensus permettant l’adoption de la loi de finances rectificative, afin de préserver la stabilité économique, de sécuriser les investissements publics et privés et de garantir la continuité de l’action publique.



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