Alors que le Sénégal vient d’écrire une page mémorable de son histoire avec l’ouverture officielle des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le constat est sans appel : la fête a été totale et la réussite éclatante. Pourtant, derrière les feux d’artifice, l’émotion populaire et le défilé des nations, un sentiment d’indignation persiste face à l’attitude de ceux qui ont tout fait pour peindre cet événement en noir. En transformant Diamniadio en une vitrine flamboyante de l’Afrique, notre pays a non seulement relevé le plus grand défi logistique de son histoire sportive, mais il a surtout opposé une réponse cinglante à tous ceux qui prédisaient le pire.

Il faut dire que la tentation d’un échec d’organisation était le scénario rêvé par une poignée de détracteurs en mal de visibilité. Entre les retards accumulés depuis l’attribution des Jeux en 2018 à Buenos Aires et les perturbations mondiales de la pandémie de Covid-19, tous les prétextes étaient bons pour semer le doute dans l’esprit de l’opinion. Mais en déployant un effort d’organisation titanesque, en sécurisant chaque rouage de la cérémonie et en mettant à l’honneur notre patrimoine, le Sénégal a magistralement contourné le piège dans lequel ses opposants les plus féroces espéraient le voir tomber.
Face au déferlement de négativité qui a précédé l’événement, la population s’est heurtée à une amertume profonde et une question lancinante s’impose désormais à tous. Comment des Sénégalais peuvent-ils souhaiter un échec d’un tel événement organisé par le Sénégal ? Comment peut-on en arriver à espérer ouvertement que la flamme olympique s’éteigne sous les huées de la planète simplement pour satisfaire des rancœurs personnelles ou de bas calculs partisans ? Voir des compatriotes prier pour la défaillance de leurs propres institutions face à deux cents délégations étrangères relève d’une dérive morale déroutante.
En signant ce succès d’organisation irréprochable devant les yeux du monde entier, le Sénégal a définitivement « fermé le bec aux oiseaux de mauvaise augure » qui inondaient les réseaux sociaux de leurs prophéties cataclysmiques. Ces agitateurs du virtuel, experts du clavier toujours aux aguets du moindre raté, promettaient le chaos, le désordre et l’humiliation nationale. La réalité du terrain, caractérisée par des tribunes pleines à craquer, une organisation maîtrisée au millimètre et des performances artistiques mémorables portées par Wally Ballago Seck et Baba Maal entre autres, a balayé leurs affabulations d’un revers de main, les réduisant au silence qu’ils méritent.

Il est aujourd’hui plus que flagrant que ces individus sont loin d’avoir la « fibre patriotique ». Préférer la surenchère du dénigrement à la fierté de voir son pays réussir relève d’une carence civique impardonnable. Alors que l’État, le Comité d’organisation dirigé par Mamadou Diagna Ndiaye et le président Bassirou Diomaye Faye unissaient leurs énergies pour honorer l’Afrique, ces saboteurs d’ambiance ont prouvé leur totale incapacité à vibrer pour les réussites collectives du peuple sénégalais. Leur patriotisme s’arrête là où commencent leurs intérêts personnels.
Malgré ces tentatives d’intoxication et de sape psychologique, le pays a relevé le défi haut la main et le Sénégal a brillé sur le toit du monde. En intégrant dans le spectacle la réalité populaire de Sandaga, Colobane ou de la Médina, et en rendant hommage aux marchands ambulants comme aux conducteurs de pousse-pousse, le Sénégal a donné une leçon de dignité et d’unité nationale. Cette cérémonie a montré que la grandeur d’un peuple réside dans sa capacité à se rassembler autour de l’essentiel, laissant les partisans de la division sombrer dans leur propre amertume.
Les réactions internationales sont venues accentuer le désaveu de ces prophètes du chaos. La présidente du CIO, Kirsty Coventry, saluant des Jeux faits « pour les jeunes, par les jeunes » et louant la Teranga sénégalaise, a rappelé à la planète entière la valeur de l’accueil africain. De son côté, l’affirmation de Mamadou Diagna Ndiaye rappelant que l’Afrique n’est plus en marge mais au cœur du jeu mondial est venue sceller la défaite intellectuelle de tous ceux qui doutaient des capacités de management et d’exécution du Sénégal.

Aujourd’hui, notre pays est cité en référence internationale pour la qualité, la rigueur et la grandeur de cette organisation. Les infrastructures léguées par ces Jeux, qui bénéficieront dès demain aux élèves, étudiants et sportifs de tout le pays, constituent le plus bel camouflet adressé à ceux qui ne voulaient y voir qu’un gâchis. Le Sénégal a démontré qu’il n’était pas une parenthèse d’amateurs, mais une nation solide, ambitieuse et capable de fixer de nouveaux standards d’excellence à l’échelle du continent.
En procédant au lancement officiel des compétitions pour quinze jours d’épreuves, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a scellé la victoire définitive de la détermination nationale sur le scepticisme ambiant. Le Sénégal avance, grandit et rayonne, laissant ses détracteurs face à leurs contradictions et à leur défaite morale. Ces JOJ Dakar 2026 resteront gravés dans les mémoires non seulement comme une fête sportive grandiose, mais comme la preuve irréfutable que la dignité et l’effort d’un peuple triomphent toujours de la mauvaise foi.


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