À la veille de la rentrée scolaire prévue le 5 octobre pour les enseignants et le 7 octobre pour les élèves, le Comité de Dialogue social du Secteur Éducation et Formation (CDS-SEF) adresse ses vœux d’« excellente année scolaire 2026-2027 » à l’ensemble de la communauté éducative.
Dans sa déclaration de rentrée, le Comité revient sur l’année scolaire 2025-2026, marquée par des mouvements de grève ayant occasionné un déficit cumulé d’environ 150 heures de cours. La situation s’était toutefois achevée par « un dénouement heureux » avec la signature, le 16 avril 2026, du Protocole d’accords entre le Gouvernement et le G7. Selon le CDS-SEF, cet accord a permis d’aboutir à « des résultats fort appréciables » aux examens.
Pour le Comité, cette expérience doit servir de leçon afin de garantir une année scolaire stable et davantage orientée vers la réussite des apprenants. Il relève trois principaux enseignements. D’abord, la réduction du temps consacré aux apprentissages affecte directement la qualité des acquis et contribue à accroître les inégalités scolaires. Ensuite, la primauté du dialogue social préventif demeure, selon lui, « le seul mécanisme efficace pour résoudre les crises ». Enfin, le coût de l’instabilité, notamment à travers le stress subi par les élèves, les enseignants et les familles, montre que l’École ne peut fonctionner « dans l’incertitude ».
Dans cette perspective, le CDS-SEF souhaite promouvoir une transformation durable du dialogue social. Pour éviter les situations de confrontation susceptibles de perturber le calendrier scolaire, il préconise un dialogue social « préventif, proactif et apaisé ».
Le Comité annonce ainsi vouloir s’inscrire, dès 2027, dans une démarche visant à généraliser l’implantation des Comités académiques et locaux de Dialogue social au niveau des 18 Inspections d’académie (IA) et des 69 Inspections de l’éducation et de la formation (IEF). Ces structures sont appelées à devenir de « puissants leviers de gestion de proximité », capables de désamorcer les tensions à la source.
Le CDS-SEF lance par ailleurs « un appel vibrant » à l’ensemble des parties prenantes, notamment le Gouvernement, les collectivités, les organisations syndicales, les parents, les élèves et les partenaires, pour favoriser une culture de responsabilité partagée et maintenir une prévention permanente ainsi qu’une gestion pacifique des différends.
Il appelle également à l’élaboration d’une feuille de route destinée au suivi du protocole d’accords du 16 avril 2026, ainsi qu’à une mobilisation permanente en faveur de l’amélioration du cadre physique des écoles.



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