Trois personnes, deux garçons et une fille, ont perdu la vie à la suite de violents affrontements survenus à Fass Mbao. Selon le journal Les Échos, les victimes seraient des supporters du lutteur Siggil Yeumbeul. Le bilan fait également état de scènes de violence particulièrement graves, avec notamment un jeune tué d’un coup de machette au cou et un autre ayant succombé après avoir reçu un projectile à la nuque.
D’après le quotidien, ces affrontements seraient liés à un différend opposant des supporters de lutteurs de Fass Mbao et de Yeumbeul. Le journal évoque un « coup de sang sur fond de vengeance », à la suite d’un récent combat qui aurait dégénéré en raison du comportement des supporters d’un lutteur rival.
Déterminés à « laver l’affront », des supporters de Fass Mbao auraient attendu une nouvelle occasion de croiser leurs adversaires. Cette occasion se serait présentée lors du déplacement de Siggil Yeumbeul vers l’Arène nationale, où il devait se rendre sous escorte policière.
Selon Les Échos, des jeunes de Fass Mbao auraient tendu une embuscade aux abords du rond-point Tally Mame Diarra. À l’arrivée du convoi, ils seraient sortis en masse sur la chaussée pour lui barrer le passage, accompagnant leur action de cris et de jets de projectiles en direction des véhicules.
La situation aurait rapidement dégénéré en une violente bataille rangée à coups de pierres. Pour permettre au convoi de poursuivre son chemin, les policiers ont fait usage de grenades lacrymogènes. Face à la résistance rencontrée, des renforts ont été dépêchés sur place.
Le journal décrit ensuite des scènes de panique, marquées par des courses-poursuites dans les ruelles du quartier. Les forces de l’ordre auraient procédé à des tirs de gaz lacrymogènes, poussant des riverains à se barricader chez eux.
C’est dans cette confusion que les trois décès ont été enregistrés. Pour identifier les personnes impliquées, une équipe technique de la police exploite les images des caméras de surveillance installées au rond-point et dans ses environs, rapporte Les Échos.



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