L’homme du Projet au Sénégal…Sonko a-t-il peur de l’exécutif ?

Ousmane Sonko a bâti sa légende politique sur un mot : le « Projet ». Il a été Premier ministre dès avril 2024, jusqu’à son limogeage par le président Bassirou Diomaye Faye le 22 mai 2026. Quatre jours plus tard, il était élu président de l’Assemblée nationale. Le moment est venu de dresser le bilan de l’homme qui disait détenir la solution.

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Les adversaires de Sonko rappellent qu’il a longtemps tardé à exposer sa feuille de route devant les députés. Le politologue Yoro Dia estimait ainsi que ce retard laissait les hauts fonctionnaires, que Sonko appelle « le Système », rédiger à sa place un document qui s’inscrirait dans la continuité du PSE. La Déclaration de politique générale n’est arrivée que le 27 décembre 2024, avec la Vision 2050, ses sept ruptures et ses quatre axes stratégiques. Pour les critiques, le « Projet » pensé pendant une décennie d’opposition a donc mis près d’un an à prendre forme.

Sur la mise en œuvre, le doute persiste. On notait qu’un an après l’arrivée au pouvoir de Sonko, qu’aucun projet lancé ne découlait vraiment du référentiel Vision 2050. Sur la dette, Thierno Bocoum accusait Sonko d’avoir mené une rupture ratée avec le FMI et une communication catastrophique sur la dette cachée, qui aurait contribué à isoler financièrement le pays. Aminata Touré, l’ancienne première ministre, estimait pour sa part qu’il n’a pas prouvé qu’il était « l’homme de la situation ».

Le plus embarrassant vient de Sonko lui-même. Lors de son point de presse après son limogeage, il a reconnu que, sur la justice, promesse fondatrice de 2024, rien de consistant n’avait été accompli en deux ans. Il en attribuait la cause à un sabotage interne. Ses détracteurs répondaient qu’un Premier ministre ne peut pas se plaindre d’un gouvernement qu’il coordonnait.

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L’ex premier ministre

Avant son départ, Sonko avait présenté ses deux années à la Primature comme « les vrais deux ans de Pastef », l’aboutissement d’un projet porté depuis douze ans dans un contexte extrêmement difficile. Il ne peut donc pas se dégager de ce bilan, et il l’a d’ailleurs admis : « J’ai été Premier ministre pendant deux ans ».  Aujourd’hui, depuis le perchoir, il reproche au chef de l’État de renier les engagements pris envers le peuple. Mais ces engagements étaient aussi les siens, et il a gouverné pendant deux ans avec les moyens de les tenir. Être l’homme du Projet suppose de l’avoir écrit, mais aussi de l’avoir fait vivre. Ses critiques jugent qu’il a réussi la première partie et échoué à la seconde.

Ses partisans rappellent que l’audit des finances publiques lancé dès 2024 a mis en lumière la situation réelle de la dette et des déficits hérités, et que le non-renouvellement des accords de pêche avec l’UE tenait d’une promesse de campagne. Pour Amadou Ba, député Pastef, le FMI a désormais confirmé l’ampleur de la dette cachée, et le pragmatisme de Sonko a évité une banqueroute. D’autres soulignent qu’aucun régime n’avait osé cette opération de vérité depuis l’indépendance. Ils notent aussi que la décision sur la pêche reste débattue : certains estiment que le temps dira qui avait raison.

Le Projet est celui d’un tandem, et le président Bassirou Faye en porte aussi la responsabilité. Le président du Sénégal a enregistré le projet comme étant celui de Pastef. Il a été responsable dans Pastef donc il connaît ce « PROJET ». Depuis qu’il est à la tête du Sénégal, il a donné à Ousmane Sonko le « temps » qu’il regarde son fauteuil pour 2029.

Mais il a changé de tactique pour limoger Ousmane Sonko de la primature car il savait que ce premier ministre n’avait aucun « PROJET » pour le Sénégal. L’Exécutif devra tout faire pour faire arrêter cet homme du Projet. Et aussi faire en sorte de tout mettre en œuvre pour réparer les erreurs de celui qui disait détenir…la SOLUTION !

Mame Penda Sow pour xibaaru.sn

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