Dans une publication, Hamidou Anne critique les changements d’alliance et les revirements de certains acteurs politiques sénégalais. Il dénonce des repositionnements qu’il associe à des intérêts personnels et estime que ces pratiques contribuent au rejet de la politique, particulièrement chez les jeunes.
« Je me suis toujours méfié du zèle des convertis en politique », écrit-il, décrivant une mécanique consistant à porter une personnalité aux nues avant de la vilipender lorsque les alliances changent. Pour lui, cette attitude traduit davantage une logique d’intérêt personnel qu’une volonté de servir le pays et de défendre une vision transformatrice de la société.
Hamidou Anne déplore ainsi une vie politique marquée, selon lui, par les reniements et l’obsession de soi, au détriment de l’intérêt général. Il s’en prend notamment à ceux qui, après avoir soutenu les excès d’un responsable politique, le présentent ensuite comme un personnage dangereux lorsqu’ils changent de camp.
Il estime que les changements répétés d’alliance, les adhésions soudaines et les prises de position dictées par les circonstances alimentent la défiance des citoyens envers la politique. Il appelle également les acteurs qui dénoncent aujourd’hui certaines pratiques à faire preuve d’exemplarité et à assumer leurs positions passées.
Dans sa publication, Hamidou Anne évoque les appels au « Mortal Kombat », les menaces de mort visant le chef de l’État et les discours autour de l’insurrection. Il considère que ceux qui ont, selon lui, contribué à ces dérives ne peuvent se réclamer des valeurs républicaines sans revenir sur leur propre responsabilité.
« Hier, la plume a chanté les louanges d’un destructeur. Aujourd’hui, la même plume critique un gourou de la foi duquel on douterait même. La symphonie sonne faux », écrit-il, dénonçant ce qu’il présente comme une contradiction entre les positions défendues hier et celles affichées aujourd’hui.
Hamidou Anne conclut en appelant les acteurs concernés à faire preuve de retenue et de cohérence, estimant que ceux qui ont soutenu les pratiques qu’ils dénoncent désormais devraient faire preuve de davantage de responsabilité dans le débat public.



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