Dans un communiqué, publié le 25 octobre 2026, le Réseau des cadres de « Senegal Bi Nu Bokk », dirigé par Barthélémy Toye Dias, réagit au rejet annoncé par Ousmane Sonko du projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026. La formation politique critique cette position et appelle à la responsabilité budgétaire.
Le réseau dit prendre acte de la volonté d’Ousmane Sonko de ne pas voter le texte, une décision qu’il qualifie de « blocage politique » plutôt que de contrôle parlementaire constructif. Il rappelle qu’une loi de finances rectificative constitue un ajustement du budget initial en fonction de l’évolution de la conjoncture et du niveau réel des dépenses et des recettes.
Le communiqué souligne également qu’Ousmane Sonko a porté la Loi de finances initiale 2026 et dirigé son exécution en début d’année. Selon le réseau, la nécessité d’une LFR découle ainsi des difficultés apparues sous cette même gestion.
Sur l’exécution budgétaire de 2025, le document indique que les dépenses en capital ont atteint 1 471,8 milliards de FCFA, soit 78,4 % des prévisions révisées. Le réseau estime qu’il convient de rendre compte de ce niveau d’exécution avant de déplorer l’insuffisance des investissements.
Sur le plan macroéconomique, le communiqué fait état d’une dette totale de 27 132 milliards de FCFA à la fin de l’année 2025, représentant 105,3 % du produit intérieur brut (PIB). Il relève également une révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2026, ramenées de 5 % à 2,7 %.
Concernant le pouvoir d’achat, le réseau rappelle que le prix de l’essence avoisine 990 FCFA le litre. Il souligne par ailleurs que le projet de LFR prévoit une réduction des subventions pétrolières, qui passeraient de 790 à 552 milliards de FCFA.
Le document mentionne aussi une révision à la hausse du déficit budgétaire, de 1 245 à 1 735 milliards de FCFA, soit de 5,4 % à 7,6 % du PIB. Dans le même temps, les recettes attendues du Plan de redressement économique et social (PRES) sont revues à la baisse, passant de 762,9 à 311,5 milliards de FCFA.
Pour le Réseau des cadres de Senegal Bi Nu Bokk, le rejet du texte sans propositions d’amendements crédibles ni identification de ressources de substitution risque de compromettre la continuité des services publics, d’alourdir le coût de la dette et d’éroder la confiance des partenaires.
Le réseau estime que les rivalités politiques ne doivent pas prendre le dessus sur les urgences économiques. Il appelle à des décisions fondées sur des choix chiffrés et des résultats vérifiables.



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