Le parti FORT appelle à réduire la rémunération des dirigeants publics sénégalais
Le Bureau politique du parti FORT a publié un « appel patriotique » à Dakar, dans lequel il réclame une réduction de la rémunération des dirigeants publics sénégalais.
Dans le communiqué, le parti dénonce ce qu’il qualifie de décalage entre la situation économique du pays et le niveau de vie d’une partie de la classe dirigeante. Il évoque une « conjoncture économique étouffante », marquée selon lui par la hausse des prix, un chômage persistant et des familles fragilisées.
FORT estime « indécent et incohérent » que l’État continue, dans ce contexte, à accorder ce qu’il appelle des « traitements princiers » à une minorité de dirigeants publics, citant des salaires pouvant atteindre six millions de francs CFA, en plus d’avantages non chiffrés, ainsi qu’une gestion qu’il juge opaque de fonds politiques et des privilèges accordés aux présidents d’institutions.
Le parti met également en avant la suspension, depuis deux ans selon lui, du Programme national de bourses de sécurité familiale, destiné aux familles les plus pauvres. Il y voit une contradiction avec le maintien de ce qu’il désigne comme des privilèges injustifiés, et qualifie cette décision d' »affront à la solidarité nationale ».
FORT interpelle directement le président de la République, en tant que garant de la cohésion sociale, et appelle à rompre avec ce qu’il nomme une « violence sociale » entretenue par une classe dirigeante qu’il juge déconnectée des réalités du pays. Le parti met en garde contre un risque de « révolte populaire » si cette situation devait perdurer.
Il demande, sur cette base, un réajustement de la réglementation relative à la rémunération des dirigeants publics, ainsi qu’une réduction plus générale du train de vie de l’État, présentée comme une « nouvelle doctrine d’optimisation des ressources publiques ». Le Bureau politique appelle les dirigeants à « porter cette pédagogie par l’exemple », au nom du devoir et du patriotisme.