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LFR 2026 : Ousmane Sonko affirme que les députés de Pastef voteront « librement »

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Le bras de fer entre l’exécutif et la majorité parlementaire se poursuit autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Après le rejet du texte par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, vendredi 23 octobre, le président de l’institution, Ousmane Sonko, a affirmé, ce mardi 27 octobre, que les députés de Pastef se prononceront en toute liberté sur le projet.

Présidant la séance plénière consacrée à l’examen du texte, le leader de Pastef a réagi aux tensions entre les pouvoirs exécutif et législatif, alors que le Premier ministre Al Aminou Lô a prévenu que le gouvernement pourrait recourir aux leviers constitutionnels si la volonté de blocage persistait.

« Je voulais, au nom de l’Assemblée nationale, dire à tous ceux qui se sont agités ces derniers temps, jusqu’à émettre des menaces, des invectives, que cette Assemblée votera en toute sérénité, en toute lucidité. Rien, ni personne ne pourra rien », a déclaré Ousmane Sonko.

Le président de l’Assemblée nationale a précisé que les 130 députés de Pastef décideront de l’issue du vote en fonction de leur appréciation de l’intérêt national. « Si les députés jugent pertinent au nom de l’intérêt superbe du Sénégal d’adopter le texte, ils l’adopteront. S’ils jugent pertinent de le rejeter, ils le rejetteront, sans aucune forme d’explication », a-t-il ajouté.

Au-delà du sort réservé à la LFR 2026, Ousmane Sonko a tenu à rappeler la place du pouvoir législatif dans l’organisation institutionnelle du Sénégal. Il a contesté l’idée selon laquelle l’exécutif disposerait d’une autorité lui permettant de passer outre les prérogatives de l’Assemblée nationale.

« Si dans ce pays, il se trouve des gens qui pensent que la terre tourne autour d’un seul pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir exécutif, ils se trompent. La Constitution a organisé et réparti les pouvoirs », a-t-il affirmé.

Cette prise de position intervient dans un contexte de désaccord profond entre l’exécutif et la majorité parlementaire sur le projet de loi de finances rectificative. Alors que le gouvernement évoque la possibilité de mobiliser les mécanismes constitutionnels en cas de blocage persistant, Ousmane Sonko insiste sur la liberté des députés de se prononcer sur le texte.

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Par la rédaction

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