Moussa Tine rend hommage à Cheikh Hamidou Kane : « Adieu, le Cheikh »

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La disparition de Cheikh Hamidou Kane continue de susciter de nombreux hommages au Sénégal. Dans un texte profondément empreint de spiritualité, Moussa Tine rend hommage à l’écrivain et ancien haut responsable de l’État, disparu à l’âge de 98 ans, en revisitant plusieurs passages marquants de son œuvre majeure, L’Aventure ambiguë.

À travers les mots de l’écrivain sur la mort, Moussa Tine voit une résonance particulière avec le destin de celui qui vient de disparaître. « Gens de Dieu, songez à votre mort prochaine. Éveillez-vous, oh, éveillez-vous ! », écrivait Cheikh Hamidou Kane dans son œuvre.

Pour Moussa Tine, ces lignes donnent le sentiment que l’auteur s’était déjà préparé à cette ultime échéance. Il estime que Cheikh Hamidou Kane avait, d’une certaine manière, « apprivoisé la mort ».

Son hommage revient ainsi sur la dimension spirituelle de l’œuvre du défunt, dans laquelle la mort, la foi, la connaissance et la quête de sens occupent une place centrale. « Tout son récit, en définitive, semble enseigner un art : l’art de vivre, de comprendre, et peut-être surtout, de mourir en paix avec soi-même et avec Dieu », écrit-il.

Moussa Tine évoque également le parcours de Cheikh Hamidou Kane, qui a traversé les grandes crises de la vie politique et sociale sénégalaise tout en demeurant, selon lui, un homme marqué par la sérénité, la retenue et la hauteur de vue.

Pour illustrer cette profondeur spirituelle, il rappelle plusieurs passages de l’œuvre de l’écrivain, notamment : « Les prières profondes doivent certainement incinérer dans l’homme toute exubérance profane de vie. »

Dans L’Aventure ambiguë, le Maître livre également cette réflexion : « La mort sera le bonheur de la rencontre avec Dieu. » Une phrase que Moussa Tine reprend dans son hommage, avant de formuler le souhait qu’il en soit ainsi pour Cheikh Hamidou Kane.

Il cite encore cette autre pensée : « Il faut construire des demeures solides pour les hommes et il faut sauver Dieu à l’intérieur de ces demeures. »

Pour Moussa Tine, cet héritage dépasse ainsi la seule œuvre littéraire. Il réside également dans une vie tournée vers « la connaissance, la foi, la transmission et cette quête permanente de sens qui dépasse l’existence terrestre ».

Son hommage s’achève par une prière pour le repos de l’âme du défunt et une invocation à Allah SWT afin qu’Il lui accorde Sa Miséricorde et le Firdaws Al-A‘la. « Adieu, le Cheikh », écrit Moussa Tine.

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Par la rédaction

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