Le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté, a présenté, ce lundi 19 octobre 2026, le bilan de la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et le développement. Sur les 84 activités inscrites au titre des engagements du gouvernement, 35 ont été entièrement réalisées, soit un taux d’exécution de 42 %.
Lors de ce point de presse, Mamadou Lamine Dianté a rappelé que le Pacte national de stabilité sociale repose sur quatre catégories d’engagements : ceux de l’État, des travailleurs, des employeurs et ceux pris conjointement par les trois parties signataires.
Selon le ministre, le Premier ministre a souhaité que l’évaluation porte d’abord sur les engagements du gouvernement, afin que l’État donne l’exemple dans l’application du Pacte. « Le Premier ministre a considéré simplement les engagements du gouvernement parce que, selon lui, quand on parle de dialogue, il faut se l’appliquer à soi-même d’abord », a-t-il rapporté.
Le chef du gouvernement a également décidé de rencontrer les partenaires sociaux tous les trois mois, au lieu d’une fois par an comme le prévoit le Pacte, pour maintenir un cadre de concertation régulier et favoriser un dialogue ouvert et constructif.
Sur les 84 activités programmées pour la période écoulée, 35 sont entièrement réalisées et 25 autres sont en cours d’exécution. Le ministre estime que le taux de réalisation pourrait atteindre 71 % si ces activités en cours sont achevées d’ici à la fin du second semestre 2026.
Signé pour une durée de trois ans, le Pacte affiche ainsi, selon Mamadou Lamine Dianté, un taux d’exécution de 42 % après un an et cinq mois de mise en œuvre.
Parmi les principales réalisations, le ministre a cité l’adoption, la promulgation et la publication du nouveau Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Il a également évoqué la généralisation de l’indemnité de logement aux agents de l’État, effective depuis janvier 2026, ainsi que son extension annoncée aux contractuels du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique dans le cadre de la loi de finances.
Plusieurs dossiers statutaires longtemps en suspens ont également connu une évolution favorable. Il s’agit notamment de la régularisation de la situation des enseignants décisionnaires, avec la signature de deux décrets par le président de la République, du reclassement des techniciens supérieurs de la santé au niveau hiérarchique A2, ainsi que du reclassement des maîtres d’éducation physique et sportive et des greffiers.
Au sein du ministère de la Fonction publique et du Travail, deux guichets uniques ont permis de produire 2 157 actes concernant plus de 2 500 agents, dont la plupart ont été mis en solde.
Dans le secteur de l’éducation, l’État a engagé le recrutement de 4 527 enseignants. Parmi eux, 2 000 ont déjà été recrutés, tandis que les 2 527 autres sont en cours de recrutement. Le processus concerne également 500 enseignants-chercheurs. Dans le secteur de la santé, le recrutement de 2 500 agents est en cours.
Sur le volet de la protection sociale, Mamadou Lamine Dianté a mentionné la mise en place de l’instruction prévoyant la couverture maladie des travailleurs non permanents, ainsi que le déploiement de la Mutuelle sociale nationale des artisans du Sénégal. Avec l’entrée en vigueur du nouveau Code de la sécurité sociale, l’extension de la protection sociale devrait également bénéficier aux travailleurs indépendants et à ceux de l’économie informelle. « Aujourd’hui, on va vers une protection sociale universelle », a-t-il affirmé.
Le ministre a par ailleurs cité l’apurement de la dette intérieure, la signature de la convention État-employeur et l’adoption de la politique nationale de l’emploi parmi les avancées enregistrées en 2026.
Concernant les licenciements, à l’origine de la création du Front syndical pour la défense des travailleurs, Mamadou Lamine Dianté a présenté la situation dans plusieurs structures publiques. À Dakar Dem Dikk, il a indiqué que 240 contrats de prestation avaient été



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