Le député Thierno Alassane Sall (TAS) critique la multiplication des sessions extraordinaires à l’Assemblée nationale et met en cause la gestion des ressources de l’institution parlementaire. Dans une déclaration, le parlementaire dénonce ce qu’il qualifie de « sempiternelles manœuvres politiciennes » autour du fonctionnement de l’Assemblée nationale, estimant que ces pratiques relèguent au second plan les préoccupations des populations.
« Les sessions extraordinaires s’enchaînent dans une banalité offensante pour la dignité de l’Assemblée nationale », déplore-t-il, en référence à la succession de ces sessions. Thierno Alassane Sall formule également des accusations concernant la gestion des ressources financières de l’institution. Il affirme que le pouvoir chercherait à transformer les anciens « fonds politiques », qu’il attribue notamment aux critiques antérieures d’Ousmane Sonko, en « fonds spéciaux ».
« La dernière trouvaille d’Ousmane Sonko et de son clan est de vouloir blanchir les fonds politiques déclarés jadis haram », affirme le député, estimant que ce changement de dénomination permettrait de continuer à disposer de ces ressources « à leur guise sous le vernis de la légalité ».
Le parlementaire conteste par ailleurs la transparence du processus budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon lui, l’institution « n’a jamais voté de fonds politiques, spéciaux ou de solidarité ». Il affirme également que son budget est adopté dans « une opacité absolue », qu’il estime contraire aux articles 21 et 34 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Les conditions d’acquisition des véhicules parlementaires sont également pointées du doigt. Thierno Alassane Sall affirme que ces acquisitions auraient été effectuées dans des conditions opaques et soutient qu’« aucun budget ne les avait autorisées ».
Le député s’interroge enfin sur le recrutement d’anciens ministres au sein de l’institution parlementaire. Il questionne notamment le budget ayant permis, selon lui, ces recrutements et dénonce ce qu’il qualifie de « népotisme scandaleux ».
Pour Thierno Alassane Sall, ces pratiques seraient en contradiction avec les engagements de transparence affichés par le Pastef. Il accuse ainsi le camp d’Ousmane Sonko de tenir un discours public fondé sur la vertu tout en adoptant, selon lui, des pratiques différentes dans la gestion de l’institution parlementaire.



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