Incendies en Gironde : Plus de 620 animaux secourus par l’association FUTUR
Une semaine après les violents incendies qui ont ravagé une partie de la Gironde, l’association FUTUR dresse un premier bilan de son intervention. Depuis le déclenchement de sa cellule de crise, plus de 100 opérations ont été menées, permettant de secourir ou de prendre en charge 623 animaux, domestiques comme sauvages, touchés par les flammes.
Les équipes de l’association sont intervenues pour évacuer des chiens et des chats, transporter des animaux blessés, mettre à l’abri des animaux de ferme, assurer le nourrissage de ceux restés sur place lorsque leur évacuation était impossible, mais aussi porter assistance à la faune sauvage. Parmi les animaux secourus figurent notamment des chevaux, poneys, ânes, moutons, chèvres, lapins, volailles et un marcassin retrouvé avec les pattes brûlées.
Au-delà des interventions de terrain, l’association souligne l’ampleur de la mobilisation citoyenne. Plus de 3 000 bénévoles se sont proposés pour participer aux opérations de secours. Vétérinaires, soigneurs, transporteurs, familles d’accueil et particuliers ont apporté leur concours en mettant à disposition leurs compétences, du matériel ou des lieux d’hébergement temporaire pour les animaux évacués.
Face à cet élan de solidarité, FUTUR a coordonné les propositions afin d’assurer une intervention efficace tout en garantissant la sécurité des volontaires. L’association indique également avoir reçu de nombreux témoignages de gratitude de propriétaires ayant retrouvé leurs animaux grâce aux opérations de sauvetage.
Avec la stabilisation de la situation sur le terrain, une nouvelle phase s’ouvre. Les animaux domestiques placés provisoirement dans des familles d’accueil ou des structures spécialisées commencent progressivement à retrouver leurs propriétaires, lorsque les conditions de sécurité le permettent.
Pour les responsables de FUTUR, ces retrouvailles constituent l’aboutissement de plusieurs jours d’efforts et d’angoisse pour les familles concernées.
L’association rappelle toutefois que les conséquences des incendies se prolongeront bien après l’extinction des flammes. La destruction des habitats naturels et le déplacement de nombreuses espèces sauvages rendent ces dernières particulièrement vulnérables.
Dans ce contexte, FUTUR demande l’instauration d’un moratoire sur la chasse dans les zones sinistrées ainsi que dans les territoires servant de refuge à la faune déplacée. Cette requête, qui a déjà recueilli 45 000 signatures, prévoit notamment l’interdiction temporaire de la chasse dans les secteurs concernés, le report de l’ouverture de la saison cynégétique et la reprise des activités uniquement après une expertise scientifique attestant du rétablissement des populations animales et de leurs habitats.
Pour l’association, les animaux ayant survécu aux incendies doivent désormais disposer du temps nécessaire pour se rétablir, sans subir de nouvelles pressions. Elle estime que leur protection constitue une responsabilité collective face aux conséquences des catastrophes naturelles.