Hausse des prix du carburant : Aldiouma Sow dénonce « la simplification politique »

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Dans une prise de position consacrée à la récente hausse des prix du carburant, Aldiouma Sow, membre de Kiiraay – Les Patriotes Républicains, défend les mesures du gouvernement et s’en prend aux critiques de l’opposition. Il récuse une lecture strictement politique de l’ajustement des prix et met en avant les contraintes du marché pétrolier international ainsi que la nécessité de préserver les équilibres budgétaires de l’État.

La hausse des prix du carburant continue d’alimenter le débat politique au Sénégal. Dans une tribune intitulée « Hausse des prix du carburant : déconstruire le discours de la simplification politique », Aldiouma Sow, membre de Kiiraay – Les Patriotes Républicains, prend la défense de la politique gouvernementale et s’attaque aux discours qu’il juge réducteurs.

Selon lui, présenter les nouvelles mesures comme une simple conséquence des rapports entre l’État et ses partenaires financiers internationaux relève de la « manipulation des masses ». Il estime, au contraire, que le gouvernement a fait preuve de retenue depuis son arrivée au pouvoir en cherchant à maintenir les prix à des niveaux compatibles avec les contraintes économiques du pays.

Aldiouma Sow insiste particulièrement sur la dimension internationale de la problématique énergétique. Il rappelle que le prix du pétrole ne relève pas d’une décision prise à Dakar et qu’il demeure soumis aux fluctuations du marché mondial.

Dans son argumentaire, il souligne également le rôle du dollar dans la formation des prix, ainsi que les conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient sur les marchés internationaux.

Pour le responsable de Kiiraay, la hausse observée au Sénégal doit donc être replacée dans un contexte mondial plus large. Il cite notamment la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, l’Inde et la Chine parmi les pays ayant eux aussi procédé à des ajustements de leurs prix à la pompe face aux tensions économiques internationales.

L’autre justification avancée concerne le poids des subventions énergétiques sur les finances publiques. Aldiouma Sow soutient que l’ajustement des prix doit permettre à l’État de réduire la pression exercée par ces mécanismes de soutien, sans pour autant abandonner totalement la subvention du carburant.

Il évoque ainsi une économie budgétaire mensuelle estimée à environ 9,7 milliards de francs CFA. Selon lui, cette réduction de la charge permettrait de préserver davantage de ressources pour des secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation, la sécurité et l’agriculture.

L’auteur défend donc une approche qu’il présente comme un équilibre entre la protection du pouvoir d’achat des ménages et la nécessité de maintenir les capacités d’intervention de l’État.

Dans la dernière partie de son texte, Aldiouma Sow durcit nettement le ton à l’égard des détracteurs du régime. Il accuse une « faction messianique populiste » d’entretenir une communication fondée sur « la simplification, la confusion et les raccourcis ».

Une critique qui vise notamment certains courants proches de Pastef, dont il dénonce l’approche politique et communicationnelle. L’auteur estime que cette stratégie empêcherait, selon lui, un débat serein sur les contraintes économiques auxquelles le pays est confronté.

Aldiouma Sow revendique une ligne de défense assumée de l’action gouvernementale et appelle à placer l’intérêt national au-dessus des considérations partisanes. « La Patrie d’abord, la République vaincra ! », conclut-il.

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