L’Equatorienne Ivonne A-Baki candidate au poste de chef de l’ONU
La diplomate équatorienne Ivonne A-Baki, ancienne ambassadrice de Quito aux Etats-Unis et en France, est entrée dans la course pour devenir secrétaire générale des Nations unies, a annoncé mardi la présidente de l’Assemblée générale de l’ONU dans une lettre.
« Elle a dirigé d’importantes initiatives internationales en faveur du développement durable et du dialogue entre les cultures, contribuant à rapprocher l’Amérique latine, le monde arabe, l’Afrique et l’Europe », ont affirmé les Tonga, qui l’ont portée candidate auprès de l’ONU.
Ivonne A-Baki, née de parents libanais, a joué un rôle crucial dans le rapprochement entre l’Equateur et son voisin péruvien après plusieurs conflits frontaliers.
Elle a également porté un projet, finalement abandonné, d’empêcher l’exploitation pétrolière dans une réserve amazonienne en échange d’une importante contribution financière internationale.
Quatre femmes et trois hommes sont également candidats pour succéder à Antonio Guterres, qui terminera le 31 décembre son deuxième mandat de cinq ans: la Chilienne Michelle Bachelet, l’Equatorienne Maria Fernanda Espinosa, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan, l’Ougandais Olara Otunnu, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et le Sénégalais Macky Sall.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a lancé fin juillet le processus de sélection du futur secrétaire général de l’instance en organisant un premier « vote indicatif » qui devait permettre d’évaluer les chances de chacun des candidats.
Rebeca Grynspan avait reçu le plus de mentions favorables, selon des sources diplomatiques.
Peu se risquent à un pronostic, le sort des candidats étant de fait entre les mains des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), qui n’ont pas indiqué leurs préférences.
Même si l’un d’eux obtient le soutien requis de neuf membres du Conseil, qui choisit le futur chef de l’ONU avant que son nom ne soit approuvé par l’Assemblée générale, il devra également éviter un veto d’une de ces cinq grandes puissances, très divisées.