And Gueusseum : Une pause pendant le Gamou avant une nouvelle grève de 48 heures en septembre

AND GUEUSSEUM
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Après une grève totale marquée, selon l’Alliance des syndicats autonomes de la santé And Gueusseum, par un taux de participation compris entre 90 et 100 %, les syndicats de la santé annoncent une pause à l’occasion du Mawlid avant de relancer leur mouvement en septembre. L’organisation maintient la pression sur le gouvernement et réclame notamment l’apurement du passif social ainsi que la fin des ponctions sur les salaires des grévistes.

La mobilisation se poursuit dans le secteur de la santé. À l’issue de la journée de grève du vendredi 14 août 2026, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé And Gueusseum se félicite d’une participation qu’elle qualifie d’historique, avec des taux annoncés entre 90 et 100 %. Pour l’organisation syndicale, cette forte mobilisation traduit « la détermination des militants et sympathisants » dans l’exécution de son 13ᵉ plan d’actions.

Cette journée de grève revêtait un caractère particulier puisque l’alliance avait décidé d’un mot d’ordre de grève totale, sans observance des urgences ni du service minimum. Une décision présentée comme une réponse aux « ponctions sur les salaires, à l’inaction persistante du Gouvernement et au mépris constant affiché à l’endroit de notre alliance syndicale ».

And Gueusseum justifie également cette nouvelle orientation par l’évolution des rapports entre les syndicats et les autorités sanitaires. L’organisation rappelle que, pendant des décennies, les travailleurs de la Santé et de l’Action sociale avaient volontairement organisé la continuité des urgences et du service minimum, notamment pour des raisons humanitaires.

Selon l’alliance, des travailleurs étaient alors désignés, parfois « contre leur gré », afin d’assurer ces missions pendant les mouvements de grève. Une pratique qui, selon elle, relevait initialement d’un souci de protection des usagers, mais qui aurait progressivement été considérée par les autorités comme une obligation permanente.

« De guerre lasse, les autorités se sont progressivement accommodées de cette pratique, au point de vouloir en faire un droit et d’en abuser », dénonce And Gueusseum. L’organisation syndicale évoque notamment les ponctions et « coupes sombres » opérées sur les salaires des travailleurs grévistes, ainsi que des mesures d’intimidation.

Face à cette situation, l’alliance estime qu’il était devenu nécessaire de « mettre un holà et revenir à l’orthodoxie syndicale ». C’est dans cette logique qu’elle entend désormais poursuivre des mouvements sans observance des urgences et du service minimum.

Malgré cette fermeté, And Gueusseum annonce une trêve temporaire à l’occasion du Mawlid, en conformité avec ce qu’elle présente comme le « traditionnel parallélisme des formes à l’occasion des cérémonies religieuses ». Cette pause stratégique permettra, selon les syndicats, de suspendre momentanément la confrontation avant la reprise de la mobilisation.

À l’issue de cette trêve, le 14ᵉ plan d’actions doit entrer en vigueur. Il prévoit une grève de 48 heures les jeudi 3 et vendredi 4 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Cette nouvelle phase de mobilisation sera également accompagnée de la poursuite de la rétention des données sanitaires et sociales. And Gueusseum estime que cette mesure est susceptible d’avoir des conséquences importantes « sur les populations, sur le système de santé et globalement sur l’État ».

Face à ce qu’elle considère comme une impasse dans la gestion du conflit, l’Alliance interpelle une nouvelle fois le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Pour le Directoire national de l’ASAS And Gueusseum, le chef de l’État demeure la « clé de voûte des institutions » et doit jouer un rôle déterminant dans la résolution de ce conflit social présenté comme « périlleux et chronique ».

L’organisation syndicale assure néanmoins vouloir maintenir sa mobilisation jusqu’à la satisfaction de ses revendications. Elle salue au passage « l’engagement, la détermination et la résilience des camarades », particulièrement ceux qui participent pour la première fois à cette forme de lutte syndicale.

And Gueusseum appelle enfin ses militants et sympathisants à rester « mobilisés, unis et déterminés » jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications, placées sous le signe de la justice sociale. « La lutte qui libère continue ! Unis et engagés, nous vaincrons ! », conclut le Directoire national.

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