Gestion du CESE : Aminata Touré répond aux accusations d’Ousmane Sonko

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Lors d’une conférence de presse de Kiiraay Les Patriotes Républicains, Aminata Touré a réagi aux accusations formulées par Ousmane Sonko sur la gestion financière du Conseil économique, social et environnemental (CESE) durant sa présidence. L’ancienne présidente de l’institution conteste les griefs évoqués à son encontre et réaffirme sa disponibilité à répondre à tout contrôle.

La polémique autour de la gestion du CESE sous la présidence d’Aminata Touré refait surface. Lors d’une conférence de presse du parti Kiiraay Les Patriotes Républicains, l’actuelle Haute représentante du président de la République a répondu aux accusations récemment formulées par Ousmane Sonko.

Le président de l’Assemblée nationale avait notamment évoqué la création présumée de « fonds spéciaux sans aucun texte le prévoyant » ainsi que des montants de plus de 2,136 milliards de francs CFA qui auraient été perçus en main propre par l’ancienne présidente du CESE, en se référant à un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE).

Face à ces accusations, Aminata Touré rejette les griefs formulés à son encontre. Elle estime notamment que les investigations menées sous l’ancien régime n’auraient pas révélé d’éléments justifiant des poursuites. « Macky Sall sait bien qu’il n’y a aucune matière à poursuivre », a-t-elle déclaré, faisant référence aux contrôles et enquêtes réalisés alors qu’elle dirigeait le CESE.

L’ancienne présidente de l’institution dit par ailleurs être disposée à ce que sa gestion soit de nouveau examinée. « Il faut demander à l’IGE de venir contrôler les fonds dont vous disposez », a-t-elle lancé à l’adresse de ses détracteurs. Elle ajoute : « Nous n’avons rien à craindre car nous n’avons rien à nous reprocher. »

Aminata Touré affirme d’ailleurs réclamer depuis 2024 une audition publique de l’IGE afin que les conclusions du dossier puissent être discutées de manière transparente.

Au-delà de la controverse financière, Aminata Touré a adopté un ton particulièrement critique à l’égard d’Ousmane Sonko. « Il n’en peut nini. Il n’a aucune leçon de morale à nous donner », a-t-elle déclaré, reprochant au président de l’Assemblée nationale d’avoir, selon elle, renié certaines de ses positions antérieures. Elle a également affirmé : « Il doit raser les murs car, tout ce qu’il avait dit, il l’a renié. »

Interrogée sur l’éventualité de poursuites judiciaires, l’ancienne Première ministre s’est montrée catégorique : « Il ne peut rien contre moi. »

Aminata Touré a également élargi son intervention aux priorités de l’agenda politique national. Alors que le président de la République a annoncé que les réformes constitutionnelles seraient soumises au référendum, elle estime que d’autres dossiers méritent également une attention particulière.

Elle a notamment cité le « dossier des martyrs », qu’elle considère comme une question importante devant être traitée par les autorités. Selon elle, le pouvoir actuel « ne s’y penchera jamais », en raison, estime-t-elle, d’une « intention politique et de règlement de comptes avec le président de la République ».

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