Expérience de mars 2024…Makhtar Cissé, un maître d’œuvre des élections
Dans l’architecture de la nouvelle équipe gouvernementale du Premier ministre Ahmadou Alaminou Lô, la Place Washington demeure le cœur battant de la vie démocratique nationale. En confiant le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à Mouhamadou Makhtar Cissé, le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son chef du gouvernement font un choix fort : celui de placer l’organisation électorale et l’administration territoriale sous le signe de l’expertise institutionnelle, de la rigueur et de l’impartialité républicaine.

Inspecteur général d’État (IGE), ancien Directeur général des Douanes, ancien directeur de la Senelec, mais aussi ex-ministre du Pétrole et des Énergies et ancien directeur de Cabinet présidentiel, l’homme possède une feuille de route d’une densité rare dans la haute fonction publique. Cette trajectoire diversifiée lui confère une autorité naturelle sur l’ensemble de l’appareil d’État. Mais au-delà de cette maîtrise chirurgicale des rouages administratifs, c’est avant tout son statut d’arbitre méthodique et impartial qui justifie la confiance accordée par le Pouvoir exécutif pour piloter le calendrier électoral et rassurer l’opinion publique.
L’histoire récente du Sénégal garde en mémoire la séquence décisive où il a dû faire ses preuves sur ce terrain hautement sensible. Nommé ministre de l’Intérieur le 9 mars 2024 au sein du gouvernement de Sidiki Kaba, soit tout juste quinze jours avant le scrutin présidentiel, Mouhamadou Makhtar Cissé s’était vu confier la lourde charge d’organiser une élection capitale dans un délai extrêmement resserré et un contexte politique sous haute tension.
Face aux défis logistiques et sécuritaires de ce processus crucial, il avait déployé une méthode rigoureuse pour garantir le bon déroulement du vote sur l’ensemble du territoire et au sein de la diaspora. Multipliant les arbitrages et les déplacements de terrain, notamment à Thiès à deux jours du vote, il avait assuré le 21 mars 2024 que toutes les dispositions matérielles étaient verrouillées pour permettre un vote « dans le calme, la sérénité et avec la plus grande transparence ».

La gestion irréprochable du scrutin du 24 mars 2024, couronnée par la victoire de Bassirou Diomaye Faye dès le premier tour avec 54,28 % des suffrages exprimés, a constitué un cas d’école de neutralité républicaine. En plaçant l’intérêt supérieur de la nation et le respect du suffrage universel au-dessus des considérations partisanes, Makhtar Cissé avait directement favorisé une alternance pacifique et exemplaire qui a ouvert une nouvelle page dans l’histoire politique du pays.
Aujourd’hui, sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye, sa présence aux commandes de la Place Washington agit comme un catalyseur puissant pour les échéances électorales futures. Fort de la leçon de 2024 où il avait dû opérer dans l’urgence absolue, il dispose cette fois d’une perspective temporelle plus large pour anticiper les contraintes logistiques, veiller au maillage rigoureux des gouverneurs, préfets et sous-préfets, et fluidifier la coordination des services de sécurité en étroite synergie avec les autres départements ministériels.
En tant qu’interlocuteur privilégié des formations politiques et des organisations de la société civile, le ministre bénéficie d’un solide capital de confiance pour mener à bien le dialogue démocratique. Son leadership permettra d’aborder sereinement les chantiers clés tels que l’assainissement du fichier électoral, la modernisation des procédures de vote et la concertation permanente autour des réformes du code électoral.

La confiance dans une élection se construisant bien avant l’ouverture des bureaux de vote, son approche technocratique met à distance les suspicions de partialité électorale souvent attribuées au pouvoir en place. Face aux futurs scrutins législatifs ou territoriaux, Mouhamadou Makhtar Cissé offre à l’exécutif comme aux citoyens la garantie d’un processus transparent, équitable et à l’abri des contestations partisanes.
En réinstallant un bâtisseur de consensus éprouvé par l’épreuve de 2024 à la tête de la gestion territoriale et sécuritaire, le régime de Diomaye réaffirme sa volonté de consolider l’État de droit. Mouhamadou Makhtar Cissé s’impose ainsi comme le pilote aguerri d’une démocratie apaisée, prêt à mettre sa rigueur au service de scrutins irréprochables et de la paix sociale.