Mimi Touré…le « bouclier » de Diomaye face au rouleau compresseur de Pastef

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Dans le jeu d’échecs politique complexe qui se joue au sommet de l’État, une figure incontournable vient d’effectuer un repositionnement magistral. Aminata Touré dite Mimi, ancienne Première ministre et membre du parti Kiiraay Les Patriotes Républicains, s’impose désormais comme le défenseur le plus vocal et le plus acharné du président Bassirou Diomaye Faye. Face aux offensives répétées d’Ousmane Sonko et de la majorité parlementaire, « Mimi » monte au créneau avec une virulence assumée. Sa dernière sortie publique lors de la conférence de presse de son parti en est la preuve éclatante : elle protège l’institution présidentielle en portant le fer dans le camp adverse.

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Aminata Touré et Diomaye

Lors de cette prise de parole remarquée, l’ancienne Garde des Sceaux a fermement pris fait et cause pour la démarche de transparence du chef de l’État. En rappelant que Bassirou Diomaye Faye a déjà souscrit à l’exigence de la déclaration de patrimoine auprès du Conseil constitutionnel, elle a mis en avant une volonté présidentielle de consolider la gouvernance. Pour Mimi Touré, la proposition d’ériger cette déclaration en condition d’éligibilité présidentielle doit passer par la voie souveraine du référendum. Elle sanctuarise ainsi l’action du président de la République tout en rejetant les velléités de révisions constitutionnelles intempestives.

Mais au-delà du soutien institutionnel, Aminata Touré s’est attaquée de front à la gestion et aux discours du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. En réponse aux accusations portées sur la gestion des fonds spéciaux et du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental), elle a inversé la charge de la preuve en révélant que le leader de Pastef aurait lui-même bénéficié à plusieurs reprises de ces enveloppes sous l’ancien régime. Avec un sens aigu du timing et de la formule, elle pointe ce qu’elle qualifie d’incohérence majeure entre les discours de rupture et les pratiques passées de son contradicteur.

Le réquisitoire s’est poursuivi sur le terrain sensible de la gestion des ressources destinées à la Casamance. En abordant l’utilisation du compte Jaam durant le passage d’Ousmane Sonko à la Primature, Mimi Touré a dénoncé un « détournement d’objectif » au profit de dépenses de fonctionnement et d’infrastructures de la Primature. Pour l’ancienne présidente du CESE, ces arbitrages se sont faits au détriment des urgences du terrain, à l’image des équipements de déminage bloqués à Ziguinchor. Elle réclame ainsi que toute la lumière soit faite par les instances judiciaires sur ce volet.

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Sur le dossier du CESE, l’ancienne Première ministre affiche une sérénité totale. Rappelant avoir elle-même réclamé des audits publics sous Macky Sall, elle affirme n’avoir aucun élément à charge à redouter. En renvoyant les accusations à de simples manœuvres politiques faute de preuves tangibles, elle désamorce les attaques portées contre sa probité et réaffirme sa confiance dans le travail de la Justice.

Pour Pastef et son état-major, l’émergence d’Aminata Touré en première ligne doit constituer un signal d’alarme. Sous-estimer Mimi Touré serait une erreur tactique majeure. Maîtrisant parfaitement les rouages de l’État, les procédures administratives et les arcanes du débat public, elle dispose d’une force de frappe médiatique et politique rare. Elle ne se contente pas de répondre : elle contre-attaque sur la base de décrets, de textes juridiques et de faits documentés.

L’histoire politique récente rappelle d’ailleurs la capacité de nuisance de l’ancienne Première ministre. Lorsqu’elle s’était dressée contre le pouvoir de Macky Sall au sujet du troisième mandat, elle était devenue une opposante redoutable, infligeant des revers politiques importants au régime d’alors et menant un combat frontal qui avait ébranlé l’appareil d’État. Sa pugnacité et sa ténacité en font une combattante politique capable d’encaisser les coups et de répliquer sans trembler.

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Pour le président Bassirou Diomaye Faye, la présence d’Aminata Touré à ses côtés représente un atout stratégique de premier ordre. En disposant d’une alliée d’expérience capable de porter l’estocade et de cadrer le débat sur le terrain judiciaire et politique, le chef de l’État s’offre une protection politique de haut niveau. Elle constitue un contrepoids efficace en mesure d’absorber les chocs et de rééquilibrer le rapport de force politique.

En s’engageant publiquement à « ne plus laisser tromper l’opinion », Mimi Touré trace une ligne rouge. En s’érigeant en véritable bouclier du président de la République, elle démontre qu’elle possède l’envergure, l’expérience et la maîtrise technique indispensables pour faire face à la machine de guerre de Pastef et répondre du tac au tac à Ousmane Sonko.

 

La rédaction de Xibaaru

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