Mondial 2026 : Rassoul Bâ ironise sur les fins de match des sélections africaines

0

L’auteur satirique Rassoul Bâ, membre du collectif « Nous, les ignorants éclairés », livre une chronique pleine d’ironie sur les difficultés récurrentes des sélections africaines lors des dernières minutes des matchs de la Coupe du monde.

Intitulée « Les dix dernières minutes : le compte à rebours », la tribune prend pour point de départ une proposition volontairement provocatrice. « L’Union africaine devrait demander à la FIFA d’arrêter les matchs de la Coupe du monde à la 80e minute », écrit-il avec humour, avant d’ajouter : « Ce n’est pas de l’ingérence, c’est de l’influence. »

L’auteur décrit les dix dernières minutes des rencontres comme un véritable « Triangle des Bermudes », où les équipes africaines perdraient soudainement leurs repères. « Au-delà de la 80e minute, les équipes africaines ne sont plus dans le tempo », affirme-t-il, comparant la fin de match à un compte à rebours inexorable où « les dix dernières minutes deviennent une éternité », alors même que les équipes semblaient avoir « le match en main ».

Dans un style imagé, Rassoul Bâ évoque des joueurs dont « les jambes s’alourdissent », des interventions moins maîtrisées et une assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui semblerait s’acharner contre les représentants africains. « Chaque faute est grossie, ralentie, manipulée selon les angles pour indiquer le point de penalty, l’exclusion ou un but », écrit-il.

Poursuivant son registre satirique, il va jusqu’à s’interroger : « N’y aurait-il pas une puce dans les ballons ? Les opérateurs vidéo ne joueraient-ils pas le jeu de nos adversaires ? » Une manière, selon lui, de tourner en dérision les nombreuses frustrations suscitées par certaines décisions arbitrales et les scénarios de fin de match.

La chronique multiplie les métaphores, décrivant un adversaire qui « n’a même pas besoin de jouer » tandis que « le ballon lui obéit, tel un drone dans un champ de bataille ». L’auteur convoque également les images de la magie noire, des exorcistes et des « sorciers blancs » pour illustrer, avec sarcasme, le sentiment d’impuissance qui accompagne certaines éliminations.

Rassoul Bâ abandonne un instant l’humour pour une réflexion plus philosophique. « Les cinq coups de minuit sont les dernières pulsations du temps avant le grand basculement », écrit-il, estimant que « chaque fin est une naissance et que le destin choisit les derniers instants pour dévoiler son vrai visage ».

À travers cette tribune satirique, l’auteur propose une lecture décalée des désillusions du football africain, mêlant humour, symboles et critique pour évoquer ces fins de match qui continuent d’alimenter les frustrations des supporters du continent.

laissez un commentaire