Durée du mandat présidentiel : Déthié Faye appelle à ne pas « se tromper de priorités »
Le président de la CDR Fonk Sa Kaddu, Déthié Faye, s’oppose à l’idée d’une révision de la durée du mandat du président de la République et invite les autorités à se concentrer sur les préoccupations des Sénégalais. Dans une déclaration intitulée « Ne pas se tromper de priorités », il estime que le débat sur un éventuel passage du mandat de cinq à sept ans est éloigné des attentes réelles de la population.
Selon lui, « qu’il s’agisse d’un ballon d’essai ou d’une ambition sérieuse, les auteurs de cette proposition devraient comprendre que ce que le peuple attend avant tout, c’est que le gouvernement accorde la priorité aux véritables priorités des populations ».
Il appelle également les partisans du chef de l’État à faire preuve de retenue afin de ne pas alimenter l’idée que la majorité serait davantage préoccupée par des considérations politiques que par les difficultés quotidiennes des citoyens.
Déthié Faye estime en outre que les épreuves traversées par le Sénégal ces dernières années devraient inciter les responsables politiques à préserver les fondements des institutions. À ses yeux, « les auteurs et les défenseurs de cette proposition rendent un très mauvais service à la stabilité du pays », en remettant en débat des dispositions qu’il considère essentielles à l’équilibre démocratique.
Le responsable politique rappelle également que le mandat en cours ne saurait être concerné par une telle réforme. Il juge que la majorité devrait plutôt concentrer ses efforts sur des réalisations concrètes susceptibles de renforcer le bilan du président de la République.
Pour Déthié Faye, « en défendant aujourd’hui cette modification de la Constitution, ses promoteurs se trompent de cible, de priorité et de contexte » et donnent « l’impression que leur activisme est davantage motivé par la recherche d’une visibilité personnelle que par l’intérêt supérieur de la Nation ».
Il souligne que « plus de deux ans d’attente, de privation, de difficultés de toutes sortes, deviennent lassants pour les Sénégalais qui plaçaient beaucoup d’espoir sur la troisième alternance », plaidant ainsi pour que l’action publique soit recentrée sur les préoccupations économiques et sociales des populations.