Affaire Imam Ndao : Cheikh Thioro Mbacké reconnaît son erreur sur le rôle du juge Samba Kane (vidéo)
Une polémique a éclaté à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la proposition de loi n°33/2026 portant modification de l’article 37 de la Constitution. Le député Cheikh Thioro Mbacké a mis en cause le magistrat Samba Kane, qu’il accusait d’avoir condamné l’imam Alioune Ndao. Une accusation que le parlementaire a ensuite reconnue comme erronée.
Les débats sur la proposition de loi n°33/2026 ont été marqués par une vive controverse à l’Assemblée nationale. Prenant la parole en séance plénière, le député Cheikh Thioro Mbacké a publiquement mis en cause le magistrat Samba Kane, aujourd’hui conseiller au cabinet du ministre de la Justice.
Le parlementaire lui reprochait notamment d’avoir participé à la condamnation de feu Imam Ndao, avant de s’interroger sur sa collaboration actuelle avec le Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, qui avait assuré la défense de l’imam lors de son procès. Pour le député, cette situation soulevait une question d’« immoralité ». Mais son intervention reposait sur une confusion concernant le rôle exact joué par le magistrat dans cette affaire judiciaire très médiatisée.
Contrairement aux affirmations avancées à la tribune, Samba Kane n’était pas procureur de la République au moment du procès d’Imam Ndao. Il présidait la Chambre criminelle chargée d’examiner le dossier. Surtout, le magistrat avait prononcé l’acquittement d’Imam Ndao des accusations liées au terrorisme, notamment les chefs d’apologie et de financement du terrorisme.
Cette précision modifie donc substantiellement la lecture faite par le député lors de son intervention. Loin d’avoir été le magistrat ayant condamné Imam Ndao pour ces faits, Samba Kane avait présidé la juridiction qui l’avait acquitté de ces principales accusations.
Informé de cette erreur, Cheikh Thioro Mbacké est revenu sur ses déclarations à l’issue de la séance plénière. Le député a reconnu s’être trompé sur le rôle du magistrat dans cette affaire et a présenté son mea culpa.