Hausse du carburant : Gora Khouma appelle les transporteurs à ne pas augmenter les tarifs

Gora Khouma, président de l'Union des routiers du Sénégal (URS)
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Au lendemain de l’ajustement des prix du carburant à la pompe, le président de l’Union des routiers du Sénégal, Gora Khouma, appelle les chauffeurs et propriétaires de véhicules à maintenir les tarifs du transport. Une position motivée par la volonté de préserver le pouvoir d’achat des ménages, malgré les nouvelles contraintes financières auxquelles sont confrontés les professionnels de la route.

La hausse des prix du carburant ne doit pas se traduire par une augmentation des tarifs du transport. C’est le message ferme délivré par Gora Khouma, président de l’Union des routiers du Sénégal, au lendemain de l’entrée en vigueur du nouvel ajustement des prix à la pompe.

Intervenant sur la RTS, le responsable syndical a appelé les chauffeurs et les propriétaires de véhicules à ne pas répercuter cette hausse sur les usagers. Une décision qu’il justifie par la situation économique difficile des ménages sénégalais.

« Les populations ne peuvent pas suivre cette cadence. Nous, acteurs routiers, nous ne répondrons pas à cette hausse par une augmentation des prix du transport. Nous ne le ferons pas », a-t-il martelé.

Pour Gora Khouma, l’augmentation du prix du carburant constitue certes une « mauvaise nouvelle » pour les professionnels du transport, mais les conséquences d’une hausse des tarifs seraient encore plus lourdes pour les populations.

La consigne concerne l’ensemble des moyens de transport populaires, notamment les taxis jaunes et noirs, les cars rapides, les Ndiaga Ndiaye, les bus de ligne ainsi que les taxis-clandos.

L’Union des routiers entend ainsi privilégier la stabilité des tarifs afin d’éviter d’alourdir davantage les dépenses quotidiennes des usagers, déjà confrontés à une forte pression sur leur pouvoir d’achat.

Le responsable syndical reconnaît toutefois que l’augmentation des prix du carburant s’inscrit dans un contexte international particulièrement tendu. Il évoque notamment les conséquences de la dégradation de la situation géopolitique dans le Golfe sur l’approvisionnement et les cours mondiaux du pétrole.

Selon lui, le prix du baril aurait atteint environ 88 dollars au début du mois d’août, alors que les projections initiales l’établissaient autour de 64 dollars. Cette évolution contribue directement à accroître les charges d’exploitation des transporteurs.

Malgré leur engagement à ne pas augmenter les tarifs, les professionnels du transport se retrouvent face à une équation économique délicate. Ils doivent désormais absorber le renchérissement du gasoil et du supercarburant tout en maintenant les prix appliqués aux passagers.

Cette situation risque de peser sur la rentabilité des exploitations et sur les conditions de travail des transporteurs. La décision de l’Union des routiers constitue donc un geste en faveur des usagers, mais elle place également le secteur devant la nécessité de trouver des mécanismes permettant de préserver sa viabilité.

Pour l’heure, Gora Khouma veut privilégier la solidarité avec les populations et éviter que la hausse du carburant ne se transforme en nouvelle charge pour les usagers des transports collectifs.

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