Polémique sur l’affaire ITO Global : Le nouveau directeur du COSEC rétablit les faits
Nommé directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) à l’issue du Conseil des ministres, Pape Ousseynou Pouye fait face à une polémique liée à une affaire judiciaire remontant à 2022. Dans une publication sur ses réseaux sociaux, le nouveau patron du COSEC entend « rétablir les faits face aux manœuvres de désinformation ».
L’affaire concerne son ancien poste de directeur de ITO Global Logistics. En 2022, des articles de presse, notamment du journal L’As, repris par d’autres médias comme Leral, avaient rapporté sa condamnation à six mois de prison ferme pour détournement, ainsi qu’au versement de 100 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la société de transport logistique ITO.
Quelques années plus tard, cette affaire refait surface après sa nomination à la tête du COSEC. Face aux informations relayées, Pape Ousseynou Pouye a choisi de prendre la parole pour livrer sa version du contentieux qui l’opposait à son ancien employeur.
Dans son message, le nouveau directeur général du COSEC affirme que la justice a tranché sur le fond dans le différend qui l’opposait à ITO Sénégal. Il soutient que la décision rendue par le Tribunal du Travail de Dakar le 14 août 2024 a reconnu le caractère infondé des accusations portées contre lui.
« Le Tribunal du Travail de Dakar, dans sa décision rendue le 14 août 2024, a condamné ITO Sénégal à me verser la somme de 48 072 220 F CFA, reconnaissant ainsi l’abus de mon licenciement et le caractère infondé des accusations portées contre moi », écrit-il.
Pape Ousseynou Pouye présente cette décision comme la suite d’une procédure engagée en 2024 pour dénoncer les accusations qu’il juge infondées. Il estime que le jugement constitue un élément essentiel pour comprendre le contentieux qui l’a opposé à la société de transport logistique.
Le nouveau patron du COSEC explique que sa démarche vise à éclairer l’opinion publique, sans entrer dans une polémique avec ses détracteurs. « Ce message ne vise pas à polémiquer avec des détracteurs en mal d’arguments, mais à éclairer l’opinion publique avec sérénité et transparence. Les faits sont têtus », déclare-t-il.
Pape Ousseynou Pouye affirme également que la justice aurait confirmé la régularité de ses actes de gestion et débouté son ancien employeur de griefs qu’il qualifie de « non fondés ». « Dans le contentieux qui m’a opposé à la société Ito Sénégal, la justice a tranché sur le fond. Le tribunal a mis à nu l’ensemble des contrevérités en confirmant la régularité de mes actes de gestion, en déboutant l’employeur de griefs expressément jugés “non fondés”, et en prononçant sa condamnation », soutient-il.
Dans sa publication, Pape Ousseynou Pouye revient également sur son ancien compagnonnage politique, affirmant avoir milité pendant près de neuf ans aux côtés de ceux qu’il accuse aujourd’hui de chercher à manipuler le dossier. « Ceux qui s’évertuent aujourd’hui à manipuler ce dossier ne sont pas à leur coup d’essai. Ayant milité à leurs côtés pendant près de neuf ans, je connais parfaitement leurs méthodes et leurs calculs d’appareil », écrit-il.
Le nouveau directeur général du COSEC assure à ses proches, amis et sympathisants que les accusations relayées ne sauraient entraver son parcours. « La calomnie est l’arme classique de ceux qui peinent à freiner le destin d’autrui. Mais aucune manœuvre politicienne ne saurait entraver ce que Dieu a tracé », affirme-t-il.
Pour appuyer sa réponse, Pape Ousseynou Pouye indique avoir partagé des extraits du jugement rendu dans le cadre de cette affaire. Il entend ainsi permettre à l’opinion publique de prendre connaissance des éléments de la décision judiciaire. « Parce que toute parole publique doit être adossée à des preuves irréfutables, je partage ici des extraits du jugement qui parlent d’eux-mêmes », précise-t-il.
Nommé à la tête du Conseil sénégalais des chargeurs, Pape Ousseynou Pouye, titulaire d’un Master en logistique et management portuaire, remplace Ndèye Rokhaya Thiam. Dans sa réponse, il assure vouloir désormais tourner la page de cette polémique et se consacrer à ses nouvelles fonctions.
« La polémique est close. Place au travail, à l’exigence et au service exclusif de notre économie et de nos chargeurs », conclut-il.