Après la DPG…Ibrahima Thiam appelle le gouvernement à passer des discours aux résultats

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La Déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre était particulièrement attendue, selon Ibrahima Thiam, président du parti ACT. Dans une déclaration consacrée à cette intervention, l’opposant estime que, près de trente mois après l’arrivée au pouvoir, les Sénégalais attendent désormais des résultats au-delà des annonces.

Ibrahima Thiam reconnaît au Premier ministre le mérite d’avoir dressé un constat qu’il qualifie de lucide sur la situation du pays. Il cite notamment les contraintes financières, le poids de la dette, les difficultés rencontrées par le secteur privé, les retards de paiement de l’État et la lenteur dans l’exécution de l’action publique.

Pour le président de l’ACT, cette lucidité appelle toutefois une interrogation sur les changements concrets à venir. « Un opposant responsable ne conteste pas une vérité parce qu’elle vient du pouvoir », souligne-t-il, avant de poser la question de ce qui va réellement changer.

Ibrahima Thiam relève par ailleurs que le nouveau Premier ministre ne peut être tenu personnellement responsable de l’ensemble du bilan du précédent gouvernement. Il rappelle cependant que celui-ci occupait auparavant le poste de secrétaire général du Gouvernement et participait ainsi au fonctionnement de l’appareil d’État et à l’organisation de l’action gouvernementale.

Selon lui, l’arrivée d’un nouveau Premier ministre ouvre une nouvelle étape, sans pour autant remettre les compteurs à zéro. Il estime qu’un changement de méthode peut être nécessaire, mais que cette méthode doit permettre à l’État de traduire ses engagements en résultats concrets.

Sur la dette et les relations avec le FMI, le président de l’ACT considère que le discours du Gouvernement est désormais plus réaliste. Il appelle toutefois à une transparence sur les réformes annoncées et sur les efforts qu’elles pourraient demander aux populations.

Ibrahima Thiam estime notamment que le redressement des finances publiques ne doit pas faire supporter aux ménages modestes, aux classes moyennes fragiles et aux petites entreprises le coût des erreurs et des retards de l’État.

Le président de l’ACT précise enfin que son opposition ne sera pas fondée sur un « refus systématique ». « Nous soutiendrons ce qui sert l’intérêt général, nous critiquerons ce qui nous paraît injuste ou inefficace et nous proposerons des alternatives », affirme-t-il.

Tout en souhaitant la réussite du nouveau Premier ministre, Ibrahima Thiam estime que les Sénégalais seront désormais davantage attentifs aux résultats qu’aux discours. « La réussite du Sénégal est l’affaire de tous », conclut-il.

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