Succession à l’ONU…Macky déploie sa vision géopolitique et fait la fierté du Sénégal
Ce jeudi 23 juillet 2026, la tribune du siège des Nations unies à New York a pris des allures de carrefour diplomatique majeur. Organisé sous l’égide du Bureau du Président de l’Assemblée générale, le Grand Oral réunissait les six candidats en lice pour succéder à António Guterres au poste de Secrétaire général de l’ONU. Parmi eux, l’ancien président sénégalais Macky Sall s’est distingué par une prestation méthodique et engagée, exposant une feuille de route axée sur la refondation du multilatéralisme.

Au cœur de sa doctrine, Macky Sall a plaidé pour un Secrétaire général agissant en véritable « bâtisseur de ponts », capable de faire jouer l’impartialité de sa fonction et de favoriser la diplomatie préventive. Alors que les rivalités entre grandes puissances paralysent souvent les mécanismes décisionnels, l’ancien chef d’État entend assumer un rôle d’alerteur précoce et de facilitateur. Selon lui, l’autorité morale de l’ONU doit permettre un dialogue direct et permanent avec l’ensemble des belligérants, y compris les membres permanents du Conseil de sécurité.
Pour étayer son propos sur la nécessité de maintenir le contact en période de crise, le candidat est revenu sur son expérience d’homme d’État à la tête du Sénégal et de l’Union africaine. Il a rappelé son déplacement audacieux à Sotchi et à Kiev au plus fort de la guerre en Ukraine, une initiative prise alors que près de 1,5 milliard d’Africains subissaient de plein fouet le blocage des céréales à Odessa et la pénurie d’engrais. Un exemple concret, selon lui, qu’un canal diplomatique ne doit jamais être rompu, quelles que soient les tensions géopolitiques.
Dressant un constat lucide sur la marginalisation progressive de l’institution face aux crises contemporaines, Macky Sall a appelé à une réforme en profondeur du système multilatéral. Il a pointé du doigt les dysfonctionnements du Conseil de sécurité, souvent réduit au statut d’observateur. Pour remédier à cette crise de crédibilité, il préconise la création de « corridors de dialogue » permanents entre les blocs afin de restaurer la confiance mutuelle et de garantir le respect strict des principes de la Charte des Nations unies.

Ancrant sa vision dans les réalités contemporaines, l’ancien président a insisté sur la nécessité de recentrer l’organisation sur ses quatre piliers historiques : la paix, la sécurité, le développement et les droits humains. Il a particulièrement mis en relief l’urgence démographique, rappelant qu’il convient d’apporter des réponses concrètes aux attentes de près de 4 milliards de jeunes dans le monde en matière d’éducation et d’emploi, tout en faisant de la promotion du statut des femmes et de l’accès des jeunes filles à l’éducation une priorité absolue.
Sur le plan de la gouvernance interne, Macky Sall entend conduire une transformation digitale ambitieuse de l’ONU en tirant le meilleur parti de l’intelligence artificielle. Il a vivement critiqué la prolifération bureaucratique qui alourdit le fonctionnement de l’institution, citant l’activation de quelque 40 000 mandats et la tenue de plus de 27 000 réunions par an. Selon lui, la rationalisation des méthodes de travail permettra d’accroître l’efficacité de l’organisation, à condition d’impliquer directement les États membres dans le processus de réforme.
Abordant le volet économique, le candidat sénégalais a souligné qu’aucun développement durable ne sera possible sans une révision globale de l’architecture financière internationale. Constatant l’insuffisance des ressources publiques face aux défis globaux, il propose d’associer plus étroitement les institutions de Bretton Woods, le secteur privé, les fondations philanthropiques et la société civile afin d’élargir la prospérité et de faciliter l’accès aux financements pour les pays en développement.

Pour résumer son rôle de fédérateur, l’ancien chef d’État a recouru à une métaphore musicale marquante. Comparant les Nations unies à un grand orgue dont chaque tuyau produit un son distinct, il a souligné que l’ensemble n’a de sens que sous la conduite d’un organiste sachant harmoniser les différentes notes. Macky Sall s’est dit prêt à jouer cette « partition harmonieuse » pour réconcilier les composantes diplomatiques et administratives de l’organisation au nom des peuples.
Cette prestation remarquée, menée avec une maîtrise parfaite des codes diplomatiques et un anglais fluide, a suscité un vague de fierté à travers le Sénégal. Au-delà des clivages politiques, beaucoup d’observateurs ont salué l’aisance avec laquelle l’ancien président a porté les voix combinées du continent africain et de la diplomatie sénégalaise. Sa participation à ce débat au plus haut niveau réaffirme la stature internationale du pays de la Teranga et consolide sa réputation de nation charnière sur la scène mondiale mondiale.