DPG : El Malick Ndiaye interpelle le Premier ministre sur la « rupture »

0

Ancien président de l’Assemblée nationale, le député El Malick Ndiaye s’est exprimé à son tour à la suite de la déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo.

Dans son intervention, il a relevé ce qu’il considère comme « un paradoxe » dans le discours du chef du gouvernement. Le député souligne notamment que le Premier ministre a reconnu la pertinence de plusieurs chantiers initiés par son prédécesseur, Ousmane Sonko.

Il cite, entre autres, le référentiel Sénégal 2050, le Plan de redressement économique et social, la rationalisation de l’État, ainsi que les audits et la renégociation des contrats stratégiques. « Nous en prenons acte », a-t-il déclaré.

Partant de ce constat, El Malick Ndiaye s’interroge sur les raisons ayant conduit au changement d’équipe gouvernementale. « La question est de savoir pourquoi alors changer une équipe aussi performante et qui gagne ? », a-t-il lancé, demandant également au Premier ministre s’il entend réellement « maintenir le cap fixé par PASTEF ».

Le député a par ailleurs rappelé que, selon lui, le vote des Sénégalais ne visait pas uniquement une alternance politique. « Ils ont voté pour rompre avec un système qu’ils ont sanctionné par les urnes », a-t-il affirmé.

El Malick Ndiaye a ensuite fait part de ses inquiétudes face à ce qu’il décrit comme une recomposition de l’ancien système au sein du pouvoir actuel. Il estime que celui-ci, que les Sénégalais pensaient avoir définitivement écarté, « se recompose progressivement au cœur même » du régime.

Poursuivant son intervention, il a également dénoncé le retour aux côtés du pouvoir de personnes qu’il présente comme celles dont les pratiques étaient auparavant combattues. Selon lui, « les fossoyeurs de la République » retrouvent aujourd’hui « les allées du pouvoir par la grande porte ».

Face à cette situation, l’ancien président de l’Assemblée nationale a directement interpellé Ahmadou Al Aminou Lo : « Alors, Monsieur le Premier ministre, où est la rupture ? »

El Malick Ndiaye a enfin estimé qu’il n’était pas possible de combattre un système dans l’opposition avant de réhabiliter, une fois au pouvoir, ce qu’il représentait. Une telle démarche constituerait, selon lui, une rupture avec « le contrat moral passé avec le peuple » et avec ceux qui ont accordé leur confiance au projet porté par PASTEF.

laissez un commentaire