Guinée-Bissau : la Conférence internationale de Dakar appelle au rétablissement de l’ordre constitutionnel

Le drapeau de la Guinée Bissau
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Réunis à Dakar le 27 juin 2026 à l’occasion de la Conférence internationale sur la crise politique en Guinée-Bissau, des représentants de la société civile, des partis politiques ainsi que des structures de la diaspora du PAIGC en Afrique, en Europe et en Amérique ont adopté une « Déclaration de Dakar » appelant au retour de l’ordre constitutionnel, de la démocratie et de la souveraineté populaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Les participants, qui attribuent la crise actuelle à ce qu’ils qualifient d’« autocoup d’État militaire » survenu le 26 novembre 2025, estiment que la situation en Guinée-Bissau dépasse le cadre national et constitue un enjeu majeur pour la démocratie, l’État de droit et la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Dans leur déclaration, ils affirment leur rejet de toute prise de pouvoir par la force et réitèrent que la souveraineté appartient exclusivement au peuple bissau-guinéen. Ils soutiennent que seule l’expression des urnes, conformément à la Constitution et à la législation électorale, peut fonder la légitimité de l’exercice du pouvoir.

Les signataires réclament notamment la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques, en particulier Domingos Simões Pereira, présenté dans la déclaration comme président du PAIGC et président légitime de l’Assemblée nationale. Ils demandent également la fin des persécutions, des intimidations, des exils forcés et du harcèlement visant les responsables politiques, les défenseurs des droits humains, les journalistes et les citoyens engagés pour la démocratie.

La Conférence appelle en outre au rétablissement du fonctionnement normal des institutions républicaines, à la transparence du processus électoral, à la publication de tous les actes prévus par la loi électorale et à la mise en place, dans les meilleurs délais, d’un gouvernement civil fondé sur l’ordre constitutionnel et la volonté populaire.

Les participants plaident également pour l’ouverture d’un dialogue national afin de favoriser la réconciliation et la construction d’un consensus démocratique durable.

S’adressant aux partenaires régionaux et internationaux, la Conférence demande à la CEDEAO d’adopter une feuille de route garantissant le suivi des recommandations des chefs d’État. Elle invite également l’Union africaine, la CPLP, l’Union européenne, les Nations unies et les autres partenaires internationaux à assurer un suivi rigoureux de la situation politique en Guinée-Bissau et à appliquer, si nécessaire, les mécanismes prévus contre les auteurs d’atteintes à l’ordre constitutionnel.

Les participants lancent un appel à la solidarité des démocrates africains, des mouvements panafricanistes, des syndicats ainsi que des organisations de jeunesse et de femmes en faveur du peuple bissau-guinéen.

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