DPG : Amadou Ba appelle au respect des procédures parlementaires
Invité de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, le député de Pastef les Patriotes, Amadou Ba, s’est exprimé sur la déclaration de politique générale (DPG) annoncée par le Premier ministre Mouhamadou Al Aminou Lô. Il estime que la date du 1er septembre ne peut être considérée comme automatique et appelle au respect du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
La prochaine déclaration de politique générale du Premier ministre Mouhamadou Al Aminou Lô suscite des interrogations sur ses modalités d’organisation. Invité de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, le député de Pastef les Patriotes, Amadou Ba, a apporté sa lecture de la procédure. Selon le parlementaire, la DPG ne peut pas être considérée comme devant nécessairement se tenir le 1er septembre, date annoncée pour l’ouverture de la session extraordinaire.
Amadou Ba rappelle que la Constitution prévoit que le Premier ministre présente sa déclaration de politique générale dans les trois mois suivant sa nomination. Toutefois, il souligne que l’organisation de cet exercice relève des règles fixées par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
« C’est le règlement intérieur qui détermine » la manière de faire, soutient-il. Pour le député, cette question ne doit donc pas être interprétée comme un affrontement entre les institutions, mais comme une nécessité de respecter les procédures parlementaires.
Interrogé sur la position des députés de Pastef, Amadou Ba se veut rassurant quant à leur attitude lors de la DPG. « Les députés de Pastef sont très responsables, nous voulons l’écouter », affirme-t-il. Il écarte ainsi toute volonté de perturber la séance, assurant qu’il n’est pas question de « saboter » ou de compromettre le déroulement de l’exercice.
Au-delà de la procédure, le député considère que la déclaration de politique générale doit surtout permettre d’ouvrir un débat de fond sur la situation économique du Sénégal. Il cite notamment les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), ainsi que les éventuelles mesures relatives aux subventions, à la libéralisation de l’économie et à la privatisation de certaines entreprises publiques.
Pour Amadou Ba, ces questions doivent désormais être abordées au-delà des considérations politiciennes, afin de concentrer les débats sur les choix économiques auxquels le pays est confronté.