Afrikajom Center alerte sur la santé de l’ex-président comorien Sambi
L’Afrikajom Center a lancé, samedi 4 juillet à Dakar, un appel pressant concernant l’état de santé d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, ancien président des Comores, détenu depuis 2018 dans des conditions qualifiées « d’arbitraires ».

Selon l’organisation, l’ex-chef d’État souffre de graves pathologies : troubles cardiaques, hypertension persistante, fatigue intense, photophobie et douleurs lombaires chroniques. Son médecin, le Dr Said Ali Abdou, a recommandé une évacuation sanitaire urgente à l’étranger, avis confirmé par des spécialistes et par un collège médical mandaté par l’État comorien. Pourtant, la décision judiciaire ordonnant cette évacuation n’a jamais été appliquée.
Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, dénonce un « dossier judiciaire vide » et interpelle directement le président Azali Assoumani : « Il est temps d’agir. L’évacuation sanitaire est le seul moyen de sauver la vie du Président Abdallah. »
L’organisation rappelle que la détention de Sambi a déjà été condamnée par deux instances internationales en 2018 : le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Huit ans plus tard, aucune avancée n’a été constatée.
Le 3 juillet, Afrikajom Center a reçu à Dakar les avocats de l’ancien président — Maîtres Said Larifou, Tisslame Sambi et Mahamoudou Ahamada — ainsi que Bassirou Sy, président du MCA International. Tous ont alerté sur « une situation critique » qui, selon Alioune Tine, constitue une véritable « urgence humanitaire ».
Pour Afrikajom Center, l’enjeu dépasse le cas individuel : il s’agit d’un test pour le respect des décisions de justice et des engagements internationaux des Comores. « Sauver une vie humaine, c’est défendre la justice et la dignité », conclut l’organisation.
