Cheikh Issa Sall critique la posture d’Ousmane Sonko et met en garde contre un « blocage institutionnel »

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Le président du parti UNITE, Cheikh Issa Sall, a vivement critiqué la posture politique du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, qu’il accuse d’entretenir une logique de confrontation susceptible, selon lui, de fragiliser les institutions de la République.

Dans une tribune intitulée « Du « Gatsa-Gatsa » au « Maa tay » institutionnel : jusqu’où ira Ousmane Sonko ? », l’ancien candidat à l’élection présidentielle s’interroge sur ce qu’il décrit comme une évolution de la stratégie politique du leader de Pastef, passée, selon lui, d’une opposition combative à une démarche de « blocage institutionnel ».

Cheikh Issa Sall revient notamment sur le slogan « Gatsa-Gatsa », qu’il présente comme une stratégie de riposte politique ayant contribué, à ses yeux, à polariser le débat public. Selon lui, « ce qui était présenté comme une stratégie de résistance s’est transformé, au fil du temps, en une méthode de manipulation à outrance des fondements de la Nation ».

L’auteur évoque ensuite l’échec du projet de révision constitutionnelle porté par la majorité parlementaire, rappelant que celui-ci a été invalidé par le Conseil constitutionnel. Il estime que « le droit a dit son dernier mot » et considère que cette décision aurait dû conduire à davantage de retenue et de compromis.

À l’inverse, Cheikh Issa Sall affirme que ce revers juridique aurait conduit, selon son analyse, à une radicalisation du discours politique. Il parle d’un « Maa tay institutionnel », expression qu’il traduit par « Je m’en fous », pour qualifier ce qu’il perçoit comme une volonté de confrontation avec les institutions.

Selon lui, cette attitude se traduirait par une volonté de « bloquer pour bloquer, quitte à paralyser la marche de la nation », d’« ignorer les décisions de justice et les arbitrages constitutionnels » et de « prendre les institutions en otage » après l’échec de la réforme constitutionnelle.

Le président du parti UNITE met en garde contre ce qu’il considère comme un précédent dangereux pour la démocratie sénégalaise. « Les hommes passent, les ambitions s’éteignent ou se transforment, mais les institutions restent », écrit-il, estimant que fragiliser les institutions reviendrait à affaiblir durablement l’État.

Cheikh Issa Sall rappelle que « l’opposition et le contre-pouvoir sont des droits constitutionnels nobles », tout en estimant que « le blocage systématique par défi républicain est une impasse ». À travers cette tribune, il appelle au respect des institutions et au dialogue démocratique comme fondements de la stabilité politique du Sénégal.

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