Le contrat et le résultat en football (Rassoul Bâ)
En football, le contrat ressemble souvent à un parachute doré. Le bénéficiaire vole. Il peut aller, s’il le désire , jusqu’au septième ciel , bercé par les clauses secrètes. Le contrat n’est pas une mise à mort comme dans les pays sud américains. Bien au contraire, c’est une assurance-vie contre l’échec ou la disparition brutale.
Dans le milieu des contrats, la récompense précède l’effort. Le mérite attend dans les vestiaires tandis que les privilèges entrent par la grande porte.
Qu’importe les performances.
Le citoyen naïf croyait que le contrat liait le salaire au résultat.
Non. Le contrat est un ascenseur social. Un peu comme le contrat social de Jean-Jacques Rousseau qui est néanmoins plus juste.
Lorsque les parachutes sont déployés au dessus des stades, ils tombent bien. Les entraineurs et les joueurs sont les plus heureux. Une défaite cuisante peut rapporter gros. Mais il faut un bon avocat. Les clauses sont comme des dribbles. Demandez à El hadj Diouf, le double ballon d’or ,ou ,simplement, à l’avocat.
Les spectateurs cloués dans les tribunes nourrissent toujours l’espoir d’être portés au sommet. Mais, malheureusement, les parachutes dorés sont des monoplaces.
Ils ne bénéficient qu’au tireur de ficelles.
Rassoul Bâ, auteur satiriste
Nous, les ignorants éclairés.