Bassirou Dieng : « Le vrai patriote est en train de réduire le fossoyeur de la République à sa plus simple expression »
Dans une tribune au ton virulent, Bassirou Dieng, journaliste, coordonnateur national de la Cellule Média de Diomaye Président et membre du Conseil des leaders de cette coalition, livre une charge contre celui qu’il désigne comme le « fossoyeur de la République ». Il y défend le président Bassirou Diomaye Faye, qu’il présente comme le véritable détenteur de l’autorité de l’État.
Dès l’entame de son texte, il affirme que « le vrai patriote est en train de réduire le fossoyeur de la République à sa plus simple expression », estimant que le chef de l’État « avance lentement mais sûrement ». Selon lui, la situation politique actuelle constitue « un cas d’école que les spécialistes en sciences politiques doivent analyser ».
Revenant sur la rupture entre les deux anciens alliés, Bassirou Dieng soutient que peu d’observateurs avaient anticipé l’évolution des rapports de force. Il rappelle que le président de la République est « le Chef suprême des Armées et le gardien de la Constitution », ajoutant qu’il est « l’homme le plus informé de ce pays » grâce aux prérogatives liées à sa fonction.
L’auteur estime que le dirigeant de PASTEF aurait sous-estimé cette réalité. Selon lui, « il n’allait jamais tenter de l’humilier, de défier son autorité publiquement et de laisser ses proches le traiter de tous les noms » s’il en avait pleinement conscience.
Bassirou Dieng affirme également que le président Bassirou Diomaye Faye a toujours cherché à éviter une confrontation ouverte. « Le Président de la République n’a jamais voulu cette situation. Il a toujours voulu éviter d’entrer avec le fossoyeur de la République dans une guerre ouverte », écrit-il, accusant son adversaire de vouloir « prendre la place du Président de la République avant même 2029 ».
Évoquant les récentes évolutions politiques, il soutient que l’ancien chef du gouvernement aurait choisi « le sabotage » après son départ de la Primature. Il affirme notamment que celui-ci s’est engagé dans une révision constitutionnelle « pour créer le désordre institutionnel » et « essayer de prendre une certaine revanche sur le Président de la République ».
À l’inverse, Bassirou Dieng estime que le chef de l’État a fait preuve de retenue. Selon lui, « connu pour son calme légendaire et son sens élevé des responsabilités, [il] ne tombera pas dans le jeu du fossoyeur de la République », saluant sa décision de soumettre la révision constitutionnelle à un référendum.
Il considère que son adversaire politique est en perte d’influence. « D’ici quelques jours ou semaines, il ne sera plus que l’ombre de lui-même », écrit-il, avant d’ajouter : « Son passage à la Primature a démontré que l’homme ne peut même pas faire développer une commune, à fortiori un pays. »