DPG : Ahmadou Al Aminou Lo revient sur le dépôt des rapports d’audits fonciers
Ce mardi, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo est revenu sur le dépôt des rapports issus des travaux d’audits fonciers engagés sous l’ère Sonko.
Évoquant les audits portant sur le littoral et le domaine de l’État, il a rappelé son implication dans le processus. « J’ai présidé, en ma qualité de Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, la Commission ad hoc sur l’occupation du Domaine public maritime à Dakar créée en mai 2024 », a-t-il expliqué.
Selon lui, le rapport de cette commission a été remis au Premier ministre d’alors en juillet 2024, puis au président de la République en août 2024, lors d’une cérémonie réunissant également le Premier ministre et l’ensemble des membres de la commission.
Le chef du gouvernement a également détaillé son rôle dans les travaux du Comité technique mis en place par le ministre des Finances et du Budget pour établir la situation de la gestion foncière dans certaines zones de Dakar, Thiès, Mbour et Saint-Louis. Il a indiqué avoir assuré l’interface avec le Premier ministre jusqu’à sa nomination, le 30 avril 2025, comme ministre d’État, ministre auprès du président de la République chargé de l’Agenda Sénégal 2050.
Ahmadou Al Aminou Lo a ensuite informé l’Assemblée nationale que les rapports concernant les sept zones ciblées à Dakar, Thiès et Saint-Louis avaient été finalisés entre juillet 2024 et février 2025. Ces rapports ont été déposés entre les mains du Premier ministre, devenu par la suite président de l’Assemblée nationale, a-t-il précisé.
Il a expliqué que la mise en œuvre des propositions du Comité technique nécessitait des échanges réguliers pour valider les choix de réaménagement des lotissements après la récupération des parcelles concernées. Selon lui, ces travaux de validation sont restés en attente pendant seize mois avant de reprendre à sa prise de fonction, avec pour objectif d’apporter des réponses aux acquéreurs de bonne foi et de débloquer la situation dans les secteurs du bâtiment et de la construction.
Les mesures issues des travaux en cours reposent sur trois axes : formaliser la récupération des terres ayant fait l’objet d’un accaparement indu, réviser les plans d’occupation afin d’attribuer leurs titres aux bénéficiaires de bonne foi et mettre en œuvre des recommandations administratives destinées à prévenir la répétition de telles pratiques.
Enfin, le Premier ministre a indiqué que la commission d’enquête parlementaire mise en place par l’Assemblée nationale, intervenant 16 à 24 mois après la remise des huit rapports, permettra de clarifier les causes des dérives constatées ainsi que les recommandations formulées dans ces documents.