L’urgence sociale…victime collatérale des luttes politiques entre Pastef et Diomaye Président

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Alors que le Sénégal fait face à des défis économiques persistants, la priorité semble avoir basculé de la gestion de l’État vers une activité politique constante. Entre les dynamiques de Pastef (Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité) et les impératifs du pouvoir, cette focalisation sur les guerres de positionnement politique occulte les besoins pressants des citoyens, qui attendent de voir leurs conditions de vie s’améliorer concrètement.

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Le quotidien des Sénégalais, marqué par la persistance de la cherté de la vie et le besoin criant d’emplois, semble être devenu une variable d’ajustement dans l’agenda actuel. Alors que les citoyens attendent des solutions concrètes pour améliorer leur vie, l’espace public est saturé par les tensions perceptibles entre le Pastef et l’exercice du pouvoir par le Président Bassirou Diomaye Faye. Cette priorité donnée aux rapports de force internes est ressentie par beaucoup comme une mise entre parenthèses des préoccupations nationales les plus urgentes.

Depuis deux ans, le temps de l’action publique est paradoxalement ralenti par une activité politique débordante. Si les premiers mois du mandat ont été porteurs d’actes forts et de signaux de rupture qui ont suscité un immense espoir, cette impulsion initiale a été progressivement étouffée par les jeux d’appareils. La politique et les guerres de positionnement, qu’elles soient réelles ou perçues, ont fini par éclipser la rigueur nécessaire à la gestion des affaires de la cité.

Mais cette période d’effervescence politique n’est plus en adéquation avec les attentes actuelles. Le pays traverse une phase où la priorité absolue devrait être la mise en œuvre sereine des politiques publiques, loin des agitations partisanes. Les débats internes et les luttes de leadership, qui semblent occuper une place centrale, ne répondent en rien aux difficultés des ménages et à la quête de perspectives des jeunes.

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Les sénégalais attendent des solutions

Les Sénégalais ne sont pas en quête de manœuvres politiques, mais de matérialisation des promesses de campagne. Ces engagements, qui ont scellé le pacte entre le duo Sonko-Diomaye et le peuple, constituent une feuille de route claire qu’il convient de suivre avec détermination. Chaque énergie investie dans les querelles de positionnement est une énergie détournée de la construction nationale et de l’amélioration tangible du quotidien des citoyens.

L’efficacité de l’appareil d’État exige une cohésion sans faille, que ces tensions viennent inévitablement fragiliser. Lorsque la gestion du pouvoir devient une fin en soi, plutôt qu’un moyen pour servir l’intérêt général, c’est l’ensemble du pays qui piétine. La population, qui observe avec attention cette évolution, commence à percevoir ces jeux politiques comme un obstacle majeur à la concrétisation des projets annoncés.

La confiance accordée au duo au pouvoir est un capital immense, mais elle est intrinsèquement liée à la capacité de résultats. Le peuple sénégalais, très exigeant vis-à-vis de ses gouvernants, a démontré par le passé qu’il savait évaluer ses dirigeants non pas sur leurs discours ou leurs stratégies de conquête, mais sur l’impact réel de leur gestion sur son niveau de vie. Le constat actuel, qui tend vers une priorité à la politique politicienne, est une source de désenchantement croissant.

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Il existe un risque réel, pour le duo Sonko-Diomaye, de subir une sanction populaire si ce virage vers la priorité sociale n’est pas pris rapidement. Le sentiment d’être délaissé au profit de préoccupations de chapelles pourrait se transformer en une méfiance durable. Le pouvoir ne doit pas oublier que la légitimité a été acquise sur la base d’une volonté de changement radical et d’une amélioration concrète des conditions d’existence.

Pour éviter une rupture avec les attentes des citoyens, un recadrage s’impose. Il est temps de mettre fin aux distractions politiques pour se concentrer exclusivement sur les leviers économiques et sociaux. La réussite de ce mandat dépendra, in fine, de la capacité de ses leaders à se placer au-dessus des calculs partisans pour redevenir, avant tout, les serviteurs des préoccupations du peuple sénégalais.

Le pays attend désormais des actes décisifs, libérés de toute pesanteur politique. La matérialisation des promesses de campagne est le seul baromètre qui vaille aux yeux de la nation. L’heure est à la responsabilité et à l’action collective, car le Sénégal ne peut plus se permettre de voir ses urgences sociales sacrifiées sur l’autel des guerres de positionnement.

 

La rédaction de Xibaaru

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