Révision constitutionnelle : Ansoumana Dione appelle le président à privilégier les urgences nationales
Le président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM), Ansoumana Dione, invite le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à reporter son projet de référendum sur la révision constitutionnelle et à concentrer son action sur les préoccupations prioritaires des Sénégalais.
Dans une lettre ouverte datée du 30 juin 2026 à Kaolack, Ansoumana Dione fait part de ses inquiétudes quant aux conséquences politiques d’une consultation populaire qui interviendrait après l’adoption, le 29 juin 2026 par l’Assemblée nationale, de la loi portant modification de la Constitution.
Selon lui, depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le 24 mars 2024, les Sénégalais attendent avant tout des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes. À moins de deux ans de la fin du premier mandat présidentiel, il estime que l’organisation d’un référendum, qu’il ne considère pas comme une priorité nationale, pourrait être perçue par une partie de l’opinion comme une erreur politique majeure.
Le président de l’ASSAMM affirme que les populations sont « extrêmement fatiguées » et exhorte le chef de l’État à concentrer ses efforts sur les grandes urgences nationales, qui ont motivé son élection. Il prévient qu’en privilégiant la réforme constitutionnelle au détriment des attentes sociales et économiques, le pouvoir pourrait s’exposer à des regrets.
Tout en réaffirmant son souhait de voir le président réussir son mandat, Ansoumana Dione souligne que le Sénégal dispose de toutes les compétences nécessaires pour relever les défis actuels. Il estime également que les citoyens sont prêts à accompagner les réformes du gouvernement, à condition que les priorités immédiates soient d’abord prises en charge.
Il considère que le référendum pourra être organisé à un moment plus opportun, lorsque les urgences nationales auront reçu des réponses satisfaisantes. Selon lui, les électeurs pourront alors se prononcer librement sur la réforme constitutionnelle, dans l’intérêt du renforcement du système démocratique sénégalais.