Seydi Gassama fustige la candidature de Macky à l’ONU et ravive le débat sur les violences de 2021-2024

Seydi Gassama, le directeur exécutif de Amnesty Sénégal
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Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a une nouvelle fois exprimé son opposition à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies. Dans une publication diffusée ce jeudi 23 juillet sur les réseaux sociaux, le défenseur des droits humains a vivement mis en cause le bilan de l’ancien chef de l’État, estimant qu’il lui sera difficile de défendre sa candidature au regard des événements survenus durant son mandat.

Dans son message, Seydi Gassama affirme que Macky Sall chercherait à minimiser les responsabilités de son régime concernant les violences ayant marqué les manifestations entre 2021 et 2024. Il écrit : « Dans son entreprise de justification des crimes de son régime et pour se blanchir, il va encore dire que Cheikh Wade tué aux Parcelles Assainies (Dakar) alors qu’il tenait un drapeau national dans ses mains et tous les enfants et adolescents tués lors des manifestations étaient de dangereux terroristes qui portaient atteinte à la sûreté de l’État. »

Le responsable d’Amnesty International Sénégal poursuit sa critique en évoquant les décès enregistrés lors de ces manifestations. Selon lui, l’ancien président pourrait soutenir qu’il n’avait pas connaissance des faits. « Il dira qu’en tant que président il n’était pas au courant et ne pouvait arrêter les meurtres de plus de 65 manifestants qui ont eu lieu sur une période de trois (3) ans », écrit-il sur un ton ironique.

Seydi Gassama élargit également ses critiques à la situation politique actuelle en interpellant Macky Sall sur le soutien que lui apporte désormais le président Bassirou Diomaye Faye. « Macky Sall doit aussi avoir le courage de dire que le Président Bassirou Diomaye Faye qui le soutient et qu’il avait poursuivi pour ‘association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste’ était également un terroriste », déclare-t-il, en faisant référence aux poursuites engagées contre l’actuel chef de l’État lorsqu’il était dans l’opposition.

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